JAMMEH YAYA

L’ancien homme fort de la Gambie, en exil en Guinée Equatoriale depuis sa chute en 2017, veut rentrer au pays. Un désir que Yaya Jammeh avait émis depuis plusieurs mois et qu’il, son ancien parti se faisant le relais sur le plan national, n’avait eu de cesse de réitérer dès que l’occasion se présentait. Mais pour le gouvernement Barrow actuellement aux affaires, ce retour n’était pas vu d’un œil favorable. Et sans toutefois opposer de refus formel, l’administration Barrow, se faisait fort de faire comprendre à l’ancien dictateur, qu’il ne pourrait compter sur son affabilité.

Selon L’ARPC, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction, parti politique gambien au pouvoir dont Yaya Jammeh avait été le président depuis sa création en 1996 et jusqu’à son départ en exil en 2017 ; le retour de leur leader ne pouvait souffrir d’aucunes conditions. Le président par intérim du parti, Ousman Rambo Jatta, aurait rappelé ce samedi que la possibilité pour le président Jammeh de pouvoir revenir «au moment de son choix», avait été une condition sine qua non à l’abdication négociée par les instances sous-régionales africaines en 2017.

Et que de ce fait, rien ne devait désormais empêcher, l’ancien dictateur de revenir en Gambie, surtout avait précisé Rambo Jatta, si l’Union Africaine et la CEDEAO respectaient et faisaient respecter les engagements pris. Mais pour le président Adama Barrow, les choses n’étaient pas aussi simples. Selon l’administration Barrow, il fallait encore que ce retour soit préparé et que la sécurité de l’ancien dictateur puisse être assurée. Aussi, le gouvernement aurait-il « conseillé» à Mr. Jammeh de ne pas rentrer en Gambie « sans son autorisation»expresse.

Le président Jammeh au cours de ses 22 années de pouvoir avait commis, via sa milice spéciale les ‘’Junglers’’ de nombreuses exactions et autres crimes que les auditions publiques de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), initiées par le président Barrow, tentaient de révéler et d’exorciser au sein de la population. Une commission que Mr Jammeh avait toujours qualifié de « ridicules chasses aux sorcières ».

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