La querelle entre responsables de premier plan, Moustapha Cissé Lô, Yakham Mbaye, Farba Ngom, entre autres, au sein de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir), gêne Zahra Iyane Thiam, la ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire. Interpellée sur la question dans le Jury du dimanche (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane, sur Iradio et Itv, ce 15 décembre, elle invite ses camarades à la retenue.

« Plusieurs fois, j’ai été interpellée sur cette question, le plus souvent je n’y ai pas répondu, campe-t-elle. Pas parce que je ne voulais pas répondre ou parce que je n’avais rien à dire. C’est juste parce que j’ai essayé de me mettre à la place des Sénégalais, comment ils l’analysaient. (…) Nous sommes dans un contexte où le peuple a le droit de savoir. Nous sommes redevables aussi bien de l’action institutionnelle, de l’action publique et de l’image que nous renvoyons à nos administrés. »

De ce point de vue, explique-t-elle, « je pense d’abord qu’il nous faut savoir raison garder, qu’il nous faut mesurer les enjeux de l’heure. C’est justement comment nous pouvons avec les potentialités que le pays a (pétrole et gaz), nous acheminer vers cette période 2022. Parce que pour moi, le défi, ce n’est pas 2024, (la prochaine présidentielle), mais, pour moi, la grande période c’est 2022 lorsqu’on commencera à produire le pétrole et le gaz (2023, ndlr). Lorsque le Sénégal aura un nouveau statut, et les défis qui entourent ce nouveau statut. Nous ne serons pas à l’abri de lobby, de pressions extérieures, à l’image de pays de la sous-région, et les difficultés, les contradictions liées à l’exploitation des ressources naturelles. Aujourd’hui, le combat que nous devons mener, ce n’est pas un combat entre personnes de même bord, entre l’opposition et la majorité (présidentielle) mais un combat patriotique, républicain pour le bien que nous partageons. »

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