Décès Dj Arafat: La Côte d'Ivoire pleure sa star

Le chanteur ivoirien DJ Arafat, star du coupé-décalé, est mort ce 12 août des suites d’un accident de la circulation survenu dans la nuit, a annoncé la Radio-Télévision publique ivoirienne (RTI) sur son compte Twitter. Aussitôt après l’annonce de sa mort les fans ont pris d’assaut les rues de la capitale ivoirienne.

« DJ n’est pas mort, DJ ne peut pas mourir, il est trop jeune pour mourir, un guerrier ça meurt au combat, pas sur une moto, ce sont des bêtises », crie Moustafa Koné à l’oreille de son ami Olivier Bony, inconsolable. Postés devant la polyclinique des Deux-Plateaux, à Cocody (Côte d’Ivoire), où la star ivoirienne de 33 ans est morte ce matin vers 8 heures, les deux jeunes fans ne veulent pas croire à la mort de leur idole et scrutent la moindre information dans la rue et sur les réseaux sociaux.

La triste nouvelle a pourtant bel et bien été officialisée par Maurice Bandaman,le ministre de la culture en personne, sur la RTI, la chaîne nationale ivoirienne, et sur son compte Twitter en début d’après-midi. Il y « présente ses condoléances à la famille et aux mélomanes » et annonce que des dispositions seront prises pour « un hommage à l’artiste ».

DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Huon,a succombé à ses blessures après un accident de la route, alors qu’il roulait à moto, dans la nuit de dimanche à lundi, à Abidjan. Le chanteur aurait percuté la voiture d’une journaliste de Radio Côte d’Ivoire avant de s’effondrer, inanimé. Hier soir déjà, de nombreuses pages Facebook commentaient l’accident décrit par certains comme « inquiétant ».

« Le petit est parti »

Ironie tragique de l’histoire, DJ Arafat revenait d’un concert de sa tournée musicale, le Moto, Moto Tour, titre d’un de ses tout derniers tubes, afin de récolter des fonds pour les démunis. Avec plus de 2,3 millions d’abonnés sur sa page Facebook et un nombre tout aussi important de fans dans toute l’Afrique et la diaspora, DJ Arafat était considéré comme l’un des plus grands artistes du continent. « On est tous des Chinois ! », criaient ses fans cet après-midi dans d’importants rassemblements spontanés, dans les stades, devant la RTI, sa maison et la polyclinique. Une référence à son immense fan-club, qu’il appelait affectueusement « la Chine ».

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