Lors d’un sommet virtuel de la Cedeao, les pays d’Afrique de l’Ouest ont exigé lundi la démission de 31 députés jugés mal élus et des législatives partielles. Ils ont également menacé de sanctions les opposants à leur plan de sortie de crise.

À l’occasion d’un sommet extraordinaire entre dirigeants des pays ouest-africains, qui s’est tenu lundi 27 juillet par visioconférence, le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et président du Niger, Mahamadou Issoufou, a demandé lundi à ses pairs d’adopter des « solutions fortes pour une sortie de crise rapide au Mali ».

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a menacé de sanctions ceux qui s’opposeront à son plan de sortie de crise au Mali, qui prévoit le maintien au pouvoir du président Keïta, mais prône la constitution rapide d’un gouvernement d’union nationale et des élections législatives partielles. Après plusieurs heures d’échange, les Chefs d’Etat de la CEDEAO ont conclu de soutenir les précédentes recommandations de la mission conduite par l’ancien Président du Nigéria, Goodluck Jonathan. En outre, ils somment les députés, dont l’élection est contestée de rendre de tablier. Des élections législatives partielles seront organisées pour les 31 sièges concernés.

« Le Mali a aujourd’hui besoin d’une Assemblée nationale conforme aux résultats des élections législatives, d’un gouvernement d’union nationale, d’une nouvelle Cour constitutionnelle (et) d’une enquête sur les événements des 10, 11 et 12 juillet », qui ont fait entre 11 et 23 morts, a ajouté Mahamadou Issoufou. Le président de la Cedeao a aussi souligné une nouvelle fois qu’un départ forcé du président Keïta était « contraire » aux règles démocratiques en vigueur au sein de l’organisation qui rassemble 15 pays d’Afrique de l’Ouest.

Le président Keïta a ensuite pris la parole depuis Bamako en critiquant vivement l’opposition dans son pays, selon des sources proches de la Cedeao. Il a affirmé que « ceux qui prennent la rue veulent imposer une transition et faire un coup d’État rampant pour mettre en cause la laïcité du pays », a indiqué une source proche de la présidence malienne, alors que le mouvement de contestation a pour figure centrale un influent responsable religieux, l’imam Mahmoud Dicko.

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