Crise en Libye: Le maréchal Haftar s’allie avec le président Egyptien Abdel Fattah al-Sissi

Cinq semaines après son offensive sur Tripoli, le maréchal Haftar a rendu visite au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour la deuxième fois en moins d’un mois. Si le chef du gouvernement d’union nationale est parti chercher du soutien en Europe, l’homme fort de l’Est libyen quant à lui, est resté au Maghreb pour s’offrir le soutien du général Al-Sissi.

La situation en Libye fait courir les deux hommes d’Etat qui revendiquent le pouvoir. En effet, depuis le 4 avril, le maréchal Hartar peine toujours à entrer dans la capitale. Il vise à déloger le gouvernement d’union nationale et à en finir avec les milices qui lui sont fidèles. Pour l’homme fort de l’Est libyen, ces milices sont composées « de terroristes et de mercenaires » et sont responsables du chaos dans lequel la Libye est plongée depuis des années. Et pour y arriver, il négocie une augmentation du soutien de son fidèle allié du Caire. Selon un communiqué, le Caire soutient « le rôle de l’armée nationale libyenne (ANL), dans la création d’un climat propice aux solutions politiques » et considère que sa sécurité dépend de la sécurité et de la stabilité en Libye.

Du côté du gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale, ce soutien égyptien à Haftar n’est pas vu d’un bon œil. Fayez al-Sarraj a effectué un soutien européen notamment chez Macron, Merkel et Conte pour rechercher du soutien. Même si officiellement rien n’a futé, les spéculations vont à bon train. Reçu sur France 24 après sa rencontre avec le chef de l’Elysée, le premier ministre libyen a souligné qu’il a dit au  « président Macron qu’il faudrait trouver une élite sérieuse, politique, des universitaires, des intellectuels… qui soient vraiment les représentants du côté Est »« . Une déclaration qui bafoue la personnalité du guide l’Est Libyen.