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Les Chroniques de Mame Fatou : Que fait Mr Dione à l’Assemblée Nationale ?

 

Si le premier ministre doit se rendre à l’assemblée nationale, pour répondre à des questions déjà posées et répondues au préalable, comment devrait-on appeler cela ? J’aurais compris que toutes les questions soient posées, pour lui permettre de bien préparer les réponses ; mais trier celles auxquelles il doit répondre et faire semblant d’oublier celles qui ne l’arrangent pas ? A quoi ça rime ? Et, cerise sur le gâteau, nul n’a plus le droit d’intervenir après les réponses du PM. Et si le député n’est pas satisfait de la réponse donnée ? S’il veut plus de détails ? Plus de précisions ? Et si sa /ses question/s est/sont omise/s – expressément ou accidentellement – n’a-t-il pas la possibilité interpeller, une deuxième fois, le premier ministre ?

L’argument donné : le timing.

Bien. Le temps est trop limité pour 150 députés. La faute à qui ? N’était-il pas plus logique, plus responsable, d’y penser avant d’installer autant de monde dans un hémicycle. Tout un monde dont moins du dixième représente dignement le peuple ? Quand il s’agit d’énumérer, un à un, les manquements et soucis des populations, il faut respecter le timing. Quitte à passer sur des questions essentielles, des urgences nationales. Mais, quand il s’agit de loger, nourrir, blanchir et conduire 150 têtes et leurs familles, on ne calcule pas. Ils, y compris nos ministres à qui ces questions sont posées, ont droit à tous les privilèges. Ils sont à l’abri du besoin. Quand il est question de leur bien-être, leur confort, le temps ne doit s’arrêter ; plus c’est long, mieux c’est pour eux.

Après, ils appelleront cela « séance de travail », pendant que le peuple – unique souverain et seul véritable patron dans cette affaire – voit ses doléances piétinées et/ou classées sans suite.

Quand on nous sort les mots « démocratie » et « libertés» dans tous les discours, pour poser des actes qui renseignent sur des « majorités » numériques, sur du « partisme » ou du « favoritisme » , plutôt que de la transparence et de la rigueur dans la mission confiée, c’est que nous sommes encore très loin de cette émergence clamée.

Si nous voulons changer les choses, émerger, travaillons SERIEUSEMENT, avec RIGUEUR et IMPARTIALITE !

Mame Fatou Sy

mamefatousy@yahoo.com

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