Affaire Ipres: Mamadou Sy Mbengue solde ses comptes avec ses détracteurs

Tenant à porter la réplique à ses détracteurs qui l’accusent (vrai ou faux ?) de couler l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) qu’il dirige, Mamadou Sy Mbengue, directeur général de cette boîte, affirme qu’elle se porte très bien.

Tenant à apporter des éléments de réponse, Mamadou Sy Mbengue, directeur général de l’Ipres déclare que «les agissements de ses détracteurs sont des agissements sur commande. Les reproches tournent principalement autour de cinq points. Il s’agit de rupture de médicaments, retard de paiement des pensions, fraude sur les tickets restaurants et détournement, recrutement abusif et parrainage du couple présidentiel».

Abordant, entre autres, la question liée à l’affaire des tickets de restaurant, M. Mbengue déclare : «on a voulu semer le doute dans l’esprit de l’opinion quand bien même, c’est moi-même, directeur général, sur alerte du directeur des ressources humaines, qui ai découvert le pot aux roses. Immédiatement, j’ai commandité un audit et porté plainte devant les juridictions».

Poursuivant, M. Mbengue renseigne qu’«au moment où je vous parle, les auditions ont bien démarré et la justice nous édifiera sur cette affaire dont les montants annoncés dans la presse ne se fondent sur rien de concret. Mon devoir est de défendre les intérêts de l’Ipres en portant plainte et ma main n’a pas tremblé pour poser cet acte». S’agissant de l’affaire de détournement à la direction du Recouvrement, il défend que «c’est le fait malheureux d’un agent qui a été tenté par possibilité de frauder, qui s’y est prêté et a été pris et dénoncé devant les juridictions, pour un montant certes dérisoire, mais c’est le principe qui est condamnable».

À propos des dysfonctionnements dans le paiement des pensions, il se veut clair en clamant que «connus récemment dans les régions du nord, l’Ipres qui pré-positionne l’argent une semaine à l’avance auprès de ses partenaires dont le plus important est La Poste qui n’y est pour rien». Selon lui, il y a eu «pour la première fois, un manque de coordination entre La Poste et Poste-finances. Et cette dernière qui est notre plus grand prestataire, s’est excusée lors d’une réunion. Donc, ce n’est nullement une difficulté à mobiliser des fonds comme on a voulu le faire croire à l’opinion».

Pour terminer, Mamadou Sy Mbengue a fait savoir que «l’Ipres se porte bien et que nos services fonctionnent sans entrave et que tous les mois, nous parvenons à collecter et à payer 7 à 8 milliards Cfa de pension, soit plus de 100 milliards Cfa de pension sur l’année en y intégrant les avances Tabaski et les régularisations.»

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