Une plateforme africaine de financement participatif (crowdfunding) (itsaboutmyafrica.com) et une start-up toulousaine (Sunwaterlife) veulent faciliter l’accès à l’eau potable dans des pays qu’ils considèrent comme prioritaires : le Tchad, Madagascar, le Niger, le Kenya, le Cameroun, le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. . Ils espèrent lever suffisamment de fonds pour offrir une solution pérenne à 100 000 personnes.
Ces acteurs veulent utiliser la ressource naturelle la plus présente en Afrique (le soleil) pour créer une valise contenant un dispositif portable de purification de l’eau. En effet, dans un continent où le soleil est pratiquement disponible en permanence, la disponibilité d’une telle énergie offre des perspectives encourageante pour de tels projets. Des maladies comme le choléra pourront être combattues par ce système de filtrage de l’eau douce qui permet d’éliminer virus et bactéries. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) verra surement d’un bon oeil un tel projet, elle qui estime à plus de 100 millions le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable en Afrique.
Le challenge est d’obtenir 1 millions d’euros en lever de fonds sur la plateforme (l’objectif de départ était de 1 milliard d’euros loin du plafond de 1 millions d’euros autorisé par la loi en France) et de compléter le financement avec d’autres partenariats. Les deux parties ont trouvé des intérêts communs dans leurs projets d’entreprises respectifs. Le système de purification d’eau douce qu’ils appellent Aqualink, utilise l’énergie solaire captée par des panneaux solaires intégrés au système. Ce qui lui donnera une autonomie de fonctionnement appréciable.
Selon les concepteurs : “La valise est très résistante puisqu’elle est conforme aux normes de l’Otan, elle n’est pas trop lourde [environ 20 kilos] et elle est très facile d’utilisation”, soulignent-t-ils. Ce dernier point est important pour eux, car dans certains pays africains ce sont souvent les enfants des zones rurales qui “sont de corvée d’eau et doivent donc pouvoir s’en servir sans problème”. Des perspectives intéressantes pour la santé des populations en Afrique.
A rédaction



