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Vendredi de tous les dangers: La Cour constitutionnelle doit trancher le contentieux électoral

Gabon- La Cour constitutionnelle dont la présidente, Marie-Madeleine Mborantsuo, a laissé planer le doute, hier, rendra-t-elle sa décision ou pas… that’s the question ! Cela quinze jours après le recours de Jean Ping contre la réélection d’Ali Bongo Odimba.

Cette femme juriste, très proche des deux camps belligérants, a déclaré « L’affaire est mise en délibéré. En principe, la décision pourrait être rendue à l’audience du 23 septembre, mais je demande au greffier de communiquer la date exacte, l’heure exacte aux conseils des deux partis ».

Ali Bongo, qui a été élu président en 2009 à la suite de la mort de son père Oumar Bongo, connait ici, la plus grosse crise de son règne. Il faut rappeler que jean Ping, un des barons de l’ancien régime, qui a régné sur le Gabon pendant 42 ans, aspire à bouter Ali Bongo dehors du palais. Il a ainsi saisi la cour, au lendemain des élections à un tour du 27 aout, pour l’annulation de la dite élection présidentielle.

Une bonne partie des six cent vingt-huit mille électeurs inscrits, se sont rangés derrière lui pour mettre un terme au règne dynastique de la famille Bongo qui dirige le Gabon depuis 1967.

Les autorités redoutent de nouveaux actes de violence à l’annonce de la décision de la Cour, surtout si celle-ci devait confirmer la victoire de Bongo fils.

A 73 ans, Jean Ping, se proclame « président élu » par le peuple gabonais. Et la proclamation des résultats le 31 aout, avait plongé le pays dans un chaos indescriptible. Il y a eu des morts, des scènes de pillages, fortement réprimés par les forces de l’ordre.

La province du Haut-Ogooué est l’endroit de toutes les suspicions. Le président sortant Ali Bongo y avait obtenu 95 % des voix pour un taux incroyable de 99 % de participation. C’est cequi lui a permis de gagner à l’échelle du pays une avance de quelque 6 000 voix sur son rival Jean Ping.

Le président Ali Bongo et ses avocats ont jugé irrecevable la demande de Jean Ping de recompter les voix bureau par bureau dans la province du Haut-Ogooué.

 

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