De nouvelles heures tendues à Libreville, après la validation de la commission électorale pour la réélection très serrée du président sortant, Ali Bongo Ondimba mercredi après-midi. Mais son adversaire Jean Ping crie à la « mascarade », qui « ne sera pas acceptée par les Gabonais ». Ce qui laisse présager
L’opposition a aussitôt rejeté les résultats et réclamé un nouveau décompte dans la province du Haut-Ogooué, où a été signalé un taux de participation frisant les 100 %, a expliqué l’entourage de Jean Ping. « Les Gabonais n’accepteront pas ces chiffres », a ajouté un porte-parole du candidat.
« Jean Ping réaffirme vigoureusement, en accord avec l’Union européenne et les Etats-Unis, que le recomptage bureau par bureau devient le seul moyen de garantir désormais la loyauté du scrutin », ont indiqué son chargé de communication au Gabon, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, et son avocat à Paris, Me Eric Moutet.
Dans la soirée, l’Assemblée nationale a été partiellement incendiée par des manifestants, selon plusieurs témoins. Un panache de fumée rouge et noir se dégageait dans la nuit au-dessus du palais Léon-Mba, selon des journalistes de l’AFP.
Au même moment, le président réélu s’est félicité de cette élection « exemplaire », estimant qu’elle s’était passée « dans la paix et la transparence ».
Jean Ping a pour sa part affirmé à l’AFP que son quartier général à Libreville avait été pris d’assaut par les forces de sécurité dans la nuit. « Ils ont attaqué vers 1 heure. C’est la garde républicaine. Ils ont bombardé par hélicoptères puis ils ont attaqué au sol. Il y a 19 blessés dont certains très graves », a déclaré M. Ping par téléphone.
Jeudi matin, il a déploré la mort de deux personnes, tandis que plusieurs ont été blessées a-t-il affirmé.
La Rédaction.



