AccueiluneEdito du Jeudi : Des actes préoccupants pour la paix sociale

Edito du Jeudi : Des actes préoccupants pour la paix sociale

Il y a péril en la demeure devant la prolifération des actes qui ressemblent beaucoup à des actes d’un pouvoir dictatorial et totalitaire en fin de règne. Ce qui est grave, c’est cette forme d’hypocrisie des gouvernants envers le peuple et les partenaires étrangers. D’un côté ils font semblant de respecter certaines règles et de l’autre ils freinent les libertés. Notre pays et notre peuple vivent un véritable drame et ce depuis plus de 50 ans. Ils vivent un drame parce qu’ils sont livrés à une classe politique prédatrice et fossoyeuse. Ils vivent un drame parce qu’ils sont victimes de l’obscurantisme, du clientélisme, du népotisme, du « jemenfoutisme » d’un système qui refuse de changer et qui reste jaloux de ses privilèges en s’auto amnistiant et bloquant le progrès en permanence. Ils vivent un drame parce que ce système, qui ressemble à bien des égards à la mafia, les empêche d’exploiter leurs énormes potentialités. Le premier Président les avait livré pieds et mains liés à l’impérialisme. Ses successeurs ont perpétué et amplifié le système et ses actes. Les injustices et les inégalités n’ont jamais été aussi criardes, la structure sociale aussi déséquilibrée avec son lot de pertes de repères et de valeurs. Même certaines institutions financières, étrangères de surcroit, des organismes internationaux peuvent devenir complices d’actes de prédation à grande échelle. Tous les segments de la société sont en crise et les forces vives de la nation ne peuvent plus agir sur les leviers de la dynamique économique, sociale et culturelle. L’heure est grave mes chers compatriotes. Cette classe politique a-t-elle le courage de s’amender, de rembourser les milliers de milliards de deniers publics détournés et de s’engager dans un pacte républicain pour la bonne gouvernance et les libertés ? A-t-elle le courage de réformer en profondeur les institutions (politiques, économiques, familiales, éducatives…) et placer résolument le pays sur les rails de l’émergence économique ? Il en va de la paix sociale, de la cohésion sociale et de la survie de notre nation. Les patriotes de tous bords se doivent de se mobiliser pour éviter l’irréparable. Notre totale solidarité va avec notre compatriote Ousmane Sonko et nous condamnons avec la plus grande vigueur la mesure inique et répugnante dont il est victime. Il semblerait que le concept de Bonheur National Brut repose, non plus sur le principe : « le temps c’est de l’argent », mais plus sur celui de « le temps c’est la vie » Excellente journée

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