Ce qu’on sait
Le vol Egyptair MS804, parti de Paris à 00h09 heure française et en direction du Caire, a disparu et n’a plus communiqué à partir de 2h30.
Vendredi 20 mai, dans la matinée, l’armée égyptienne et Egyptair ont annoncé avoir trouvé des débris de l’avion et des effets personnels de ses passagers.
Egyptair avait annoncé jeudi que des débris de l’avion ont été trouvés près de l’île de Karpathos, en Grèce.
La compagnie aérienne s’est rétractée dans une interview de son vice-président à CNN: «Nous corrigeons nos déclarations sur la découverte de débris car ce que l’on a identifié ne provient pas de notre avion», a-t-il déclaré.
La perte de contact a eu lieu à 280 kilomètres des côtes égyptiennes, au nord d’Alexandrie.
L’avion était dans l’espace aérien égyptien au moment de sa disparition. Il volait à 37.000 pieds d’altitude, soit un peu plus de 11 kilomètres.
D’après Egyptair, l’avion comptait 56 passagers, dont 30 Égyptiens et 15 Français, ainsi que 10 membres du personnel dont trois agents de sécurité.
L’avion s’est «abîmé», a affirmé François Hollande à midi.
Le ministre de la Défense grec a dit que l’avion a fait deux virages serrés et a chuté de 20 000 pieds avant de disparaître.
L’avion est un Airbus A320 construit en 2003, et son capitaine a plus de 6000 heures de vol d’expérience.
Egyptair a dit dans un communiqué qu’un signal de détresse a été reçu depuis un «dispositif d’urgence», juste avant 4h30, deux heures après la perte de signal radar.
Un numéro d’appel d’urgence a été mis en place par le Quai d’Orsay: 01 43 17 55 95
Ce qu’on ne sait pas
On ne sait ni comment, ni à cause de quoi l’avion a disparu. On ne sait pas s’il s’agit d’une attaque terroriste, d’un problème technique ou d’autre chose.
On ne sait pas si les photographies de débris qui circulent sur Facebook et Twitter sont liées à la disparition de l’avion.
Ce qui est faux
Le groupe État islamique n’a pas revendiqué d’attaque qui aurait causé la disparition de l’avion. Cette fausse information a été publiée sur le site Awd News, un site de désinformation.
La photo d’une éventuelle bombe dans une canette, qui est apparue au mois de novembre dans le magazine de propagande du groupe État islamique Dabiq, n’a rien à voir avec les événements d’aujourd’hui,
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