Le Président gambienne vient de donner une fois encore un coup à la démocratie de son pays. En effet Yahya Jammeh va fixer la limite d’âge pour la candidature à la présidentielle à 65 ans et caution à près de 68 millions Fcfa.
Cette décision de Jammeh vise surtout le principal challenger de Jammeh à savoir le sieur Ousainou Darboeleader de l’Udp qui n’ira certainement pas à la présidentielle de décembre prochain, si les nouvelles réformes passent.
Avec ce coup, Jammeh règle une très difficile équation. Désormais il ne lui reste que des candidats de seconde zone, qui même réunis, ne font pas le poids électoral de Darboe et qui risquent d’être handicapés par la forte caution et les autres conditions aussi contraignantes les unes que les autres.
En effet selon la nouvelle loi électorale Gambienne, tout candidat à la prochaine présidentielle gambienne ne devrait pas avoir plus de 65 ans et doit verser une caution de 500 000 dalasis (environs 68 millions Fcfa). Aussi, chaque candidat doit obtenir 10 000 signatures de soutiens citoyens et être représenté dans toutes les circonscriptions électorales du pays.
Le 14 avril dernier, une manifestation pacifique a éclaté à Sérékunda, fief de l’Udp, à 7 km de Banjul. Une manifestation qui a été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Plusieurs personnes avaient été arrêtées, parmi lesquelles des responsables du principal parti d’opposition dont trois sont morts en prisons, après avoir été torturés.
Les manifestants du jeudi 14 avril, sous la houlette de Solo Sandeng réclamaient des réformes électorales qui garantiraient la démocratie, la justice et équité dans le processus. Et si les militants de l’UDP ont porté le combat et ont tenu à descendre dans les rues, c’est parce que les nouvelles réformes électorales sont particulièrement défavorables à leur leader.



