Très fair-play, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye reconnait sa défaite. Mieux, malgré ses maigres moyens, il a réussi à donner de l’écho. «Le OUI l’a emporté, mais le NON est resté très fort malgré ses faibles moyens pour se présenter et se défendre auprès des électeurs.
Nous aurions préféré une révision constitutionnelle qui aurait tiré sa force d’un caractère consensuel, et d’un OUI rassemblant plus de 90% des électeurs de notre Nation comme ce fut le cas lors des précédents référendums organisés dans notre pays à l’initiative du Président de la République», écrit Abdoul Mbaye, qui semble ainsi tourner la page du référendum.
«Notre nouvelle constitution sera désormais celle de tous les Sénégalais. Elle présente des «avancées louables» comme je l’avais déjà souligné en même temps que je faisais savoir mon opposition à son organisation, attirant également l’attention de mes concitoyens sur ses insuffisances et sur l’inutilité de la consultation sans délai», ajoute-t-il.
Mais, «Puisque le peuple a tranché, retenons que ces avancées correspondraient au niveau de démocratie compatible avec celui de notre citoyenneté en ce début d’année 2016. Les améliorations viendront plus tard», annonce celui qui a été à la tête du premier gouvernement du président Macky Sall en 2012, et qui, en battant campagne pour le Non au référendum, a posé un acte qui l’inscrit dans l’opposition sénégalaise.



