Par Aliou Faye
Les élections présidentielles de 2019 s’approchent à grands pas. L’heure est aux derniers réglages. Le régime de Macky Sall, qui avaient initié très tôt un projet d’élimination des candidats les mieux placés, n’a pas pu réussir sa sale besogne. Même s’il a réussi à écarter Khalifa Sall et Karim Wade de la course, il a buté sur le teigneux Idrissa Seck.
Avec l’emprisonnement, puis le rejet de la demande d’inscription de Karim Meïssa Wade aux listes électorales ; de celui de Khalifa Sall, Macky Sall a pu réussir à écarter deux adversaires de tailles aux élections présidentielles. Mais les choses ne semblent pas pour autant être jouées pour lui. En effet, ayant tout tenté, il a malgré tout buté sur l’obstacle Idrissa Seck. Pis encore pour lui, le leader de Rewmi a gagné du terrain et est devenu sa véritable alternative.
En effet, même si Ousmane Sonko, Cheikh Bamba Dièye, entre autres hommes politiques, ont une position non négligeable dans l’opposition, ils n’ont pas encore atteint le niveau de Idrissa Seck, qui a su garder, malgré les coups bas à son encontre, l’estime d’une grande majorité de la population.
Candidat aux élections présidentielles, Idrissa Seck est bien parti pour avoir le soutien de Khalifa Sall et du Pds de Me Abdoulaye Wade au premier tour. Une telle coalition pourrait inévitablement conduire le Président Macky Sall au second tour. Et dans pareille situation, l’issue est évidente : le reste des membres de l’opposition se rangera derrière Idrissa Seck pour arriver à bout du Président. Ainsi, en jouant au plus malin, Macky Sall a fini par faire de Idrissa Seck l’arme fatale de l’opposition.
En fin homme politique, Idrissa Seck semblait voir tout ça venir. L’homme a très tôt évité de traîner des casseroles qui pourront être saisies par le Président Macky Sall qui est devenu « une bête politique ». La sagesse a aussi poussé Idrissa Seck à tourner le dos à toutes les offres que lui avait fait le président Macky Sall, fraîchement élu en 2012 dans le cadre d’une coalition dont faisait parti le leader de Rewmi. Ainsi, Idrissa Seck s’est détourné des avantages du pouvoir pour poursuivre ses objectifs politiques : à savoir, pouvoir assurer pleinement les destinées du pays.
Dans cette entreprise, il s’est dressé, depuis les premières années de la seconde alternance du Sénégal, en avocat du peuple ainsi que des opprimés. Dénonçant sans cesse les manquements par rapport à la gestion du pouvoir, il se présentait en même temps en véritable opposant. L’homme ne s’est pas limité là. Il a enchaîné des tournées pour être en contact direct avec la population, fidéliser avec elle et apprécier leurs conditions de vie. Dans les coins les plus reculés, Idrissa Seck a bravé le climat, souvent peu favorable, pour être en contact avec la population.
Ayant presque fini ses tournées, Idrissa Seck entame désormais la ligne droite pour les élections. Dans ses rangs, ses fidèles militants et sympathisants, les partisans de Khalifa Sall, de Karim Wade, des sénégalais tout simplement déçus de la gestion du Président Macky Sall.
Par Aliou Faye
Membre de la Cellule
des cadres de Rewmi.


