Contribution
« L’âne peut aller à la Mecque
mais il n’en reviendra pas pèlerin »
Depuis la Mecque, lieu saint de l’Islam, espace de piété, inspirateur de paix, d’humilité et de respect de soi et même de ses pires ennemis, Monsieur Idrissa SECK, après ses errements éhontés sur la religion musulmane et son Prophète Mohamed (que les salutations et les bénédictions d’Allah soient éternellement sur Lui), a pris sa plume insultante pour s’attaquer avec véhémence à la première Institution de notre pays, le président de la République.
En agissant de la sorte, après ses furtives excuses adressées à la Oumma islamique, il renoue et s’enfonce dans la souillure du Diable qui semble être son inextricable compagnon même à BakKa, « la première Maison qui ait été édifiée pour les gens, … (une maison) bénie et une bonne direction pour l’univers ». (Ali ‘Imrân, 96).
Le plus surprenant c’est que Monsieur Idrissa SECK semble méconnaître la portée de la oumra, en période de Ramadan, que le Messager d’ALLAH (Paix et Bénédictions sur Lui) considère qu’elle équivaut à un Hajj en sa compagnie.
Durant ce Pèlerinage qui doit, donc, être un moment de recueillement, de prières, de paix intérieure, de respect de soi et de l’autre, de tolérance, de pardon et d’adoration d’Allah, l’homme à la foi confessionnelle à géométrie variable, le petit Idrissa SECK, semble curieusement trouverdu temps pour verser, encore, dans la félonie, la sotte envie qui est par « excellence le vice des esprits étroits ».
La tristesse m’envahit car je viens de comprendre le sens de ce fameux proverbe selon lequel « l’âne peut aller à la Mecque mais il n’en reviendra pas pèlerin ».
Quelle folie dommageable !!!
Comprendre la Oumra, c’est aussi comprendre les lumineux enseignements du Prophète Mouhamed (SAW) qui affirmait avec générosité que celui qui croit en Dieu et au jour du jugement dernier, dise du bien ou qu’il garde le silence.
Malheureusement, Idrissa, un homme extrêmement sec, parce que asséché par la haine amaigrissanteet décharné par l’ivresse permanente d’une jalousie dévastatrice envers le Président de la République à qui il ne pardonne pas d’avoir brisé son rêve avorté d’être… le 4e Président du Sénégal, ne sait pas se taire de dire du mal.
Alea jacta est!
A force de manigances, d’intrigues, de mensonges vous avez arraché de Me Abdoulaye WADE la fonction de Premier Ministre du Sénégal qui, fort heureusement, vous a étévite retirée pour incompétence manifeste, clientélisme outrancier, affairisme grotesque, clanisme exacerbé et la corruption érigée en règle de gouvernance alors que vous nous aviez promis de la combattre dans votre tonitruante DPG, du 03 février 2003.
L’histoire récente nous a finalement appris que Ndioublang, « le grand dignitaire de l’Etat », le tordu… c’était vous !
Car vous peinez,à ce jour, au vu des arguments contradictoires, à justifier votre soudaine fortune née de l’exercice éphémère du pouvoir.
C’est heureux de vous entendre dire que jusque-là vous nous avez entretenus que de faux sujets d’où votre résolution de nous parler, désormais, « à partir de la korité que des vrais sujets ».
Alors, n’oubliez surtout pas de nous donner des explications sur l’origine de votre fortune, certainement le fruit d’un « partage de butins entre grands bandits ».
N’oubliez pas de nous dire quelle est, en ce moment, votre activité professionnelle qui permet de soutenir vos énormes dépenses depuis avril 2004.
N’oubliez pas de nous dire ce qu’est devenu le célèbreprotocole de Reubess ainsi que l’état d’exécution de vos engagements qui justifieraient en partie vos incessantes et indolentes déclarations d’amour à l’égard du Président WADE et de son camp dont les plus avisés n’ont que mépris et indifférence à votre égard.
N’oubliez pas, non plus, de nous confirmer que Monsieur Abdou DIOUF, que l’émiettement progressif de votre morale politique feint d’ignorer, fait partie des flamboyants Présidents du Sénégal qu’il a dirigé pendant 19 ans et que vous avez, pourtant, servi comme Ministre du commerce.
Quelle leçon d’ingratitude !
Mais, de grâce, n’oubliez pas de méditer, sur le chemin de votre retour, et le jour de la Korité, ce célèbre hadith du Prophète Mouhamed (SAW) par lequel Il affirmait »Aucun d’entre vous ne croira jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».
Je souhaite vivement, en cette période du Ramadan finissant, mois sacré au cours duquel le Coran a été descendu, qu’une telle méditation vous profite ; vous aide à restaurer votre humanité perdue ; vous aide àvous repentir, « La seule bonne action que l’on puisse attendre d’un scélérat ».
Sauf que Idy jangoul dara ! guemoul dara ! tekkiwoul dara !
Mohammadou Bamba Sylla
Ingénieur en Telecom



