La loi sur le parrainage passe comme une lettre à la poste. En effet, 119 députés ont voté pour. Par contre les non-inscrits et les députés du groupe liberté et démocratique ont tout simplement boudé la plénière qui s’est déroulée sans débat. Dorénavant, les candidats à la présidentielle devront rassembler des signatures représentant entre 0,8% et 1% du fichier électoral. Selon Idrissa Seck ce passage en force en dit long sur le profil du président de la République. Pour lui Macky Sall est un triple violeur constitutionnel. Le patron de Rewmi fraîchement sorti de sa garde à vue appelle tous les leaders politiques à porter le combat devant la Cour de justice de la Cedeao.
«Le président de la République est un triple violeur constitutionnel. Car notre constitution prescrit que la forme républicaine de l’Etat, le mode d’élection la durée et le nombre de mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet de révision selon l’article 103 de notre Constitution et l’alinéa 7 du même article dit que cet article sans droit lui-même ne peut faire l’objet de révision. Donc ce sont là deux violations de note Constitution que cette loi établie. La troisième violation c’est la violation de notre droit à la marche que la Constitution aussi garantie. Notre République s’est effondrée nous ne pouvons plus recourir ni au pouvoir législatif ni au pouvoir judiciaire à l’interne qui se sont prosternés dans le pouvoir exécutif», s’indigne le patron du Rewmi.
Face à cet état de fait, l’ancien Premier ministre appelle tous les leaders politiques de l’opposition ainsi que la société civile de faire bloc afin d’attaquer cette nouvelle loi qui selon lui n’est qu’un recul démocratique. «En conséquence, je demande à tous les leaders de l’opposition et aux leaders de la société civile comme un seul homme que nous puissions prendre une initiative en direction de la Cedeao pour attaquer cette loi et je donnerai les modalités pratiques et l’angle d’attaque qu’il nous faudra adopter», a fait savoir Idrissa Seck.



