Au Qatar où il est depuis quelques années, Karim Wade s’est encore signalé avec une énième lettre. Dans cette lettre, l’ancien ministre d’Etat se félicite de la décision de la Cour d’Appel de Paris qui a rejeté la demande de confiscation de ses biens. Ce dernier a aussi réitéré sa volonté de participer à la prochaine présidentielle. Une volonté qui sans doute apparaît comme une utopie.
L’élection présidentielle de 2019 sera âprement disputée. Si certains, leaders ont commencé à sillonner le pays, ce n’est pas encore le cas pour le candidat du parti démocratique sénégalais; Karim Wade qui fait depuis quelques temps l’actualité politique du sénégalais suite au verdict rendu à sa faveur par la Cour d’Appel de Paris rejetant la demande de confiscation de ses biens. Ainsi, à travers un communiqué, l’ancien ministre d’Etat se réjouit de la décision de la Cour d’Appel de Paris.
De la Cour de Justice de la CEDEAO au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, du Pôle Financier de Paris suite à la plainte de l’Etat du Sénégal en France et, maintenant devant la Cour d’Appel de Paris, Karim Wade a toujours triomphé devant le président Macky Sall. Il parle même de sanglant revers pour le président de la République débouté avec la demande de confiscation rejeté à Paris. «Partout, où ma cause a été entendu équitablement par un tribunal impartial, le droit et la vérité lui ont été opposé anéantissant ainsi ses rêves de se débarrasser de l’adversaire politique que je suis», écrit Karim Wade.
Le candidat du Pds à l’élection présidentielle de 2019 s’assume clairement dans sa déclaration daté de ce 18 mars en soulignant que le moment est venu pour le patron de l’Apr de se résoudre à l’affronter dans une compétition loyale et transparente. Il se dit même déterminer à le battre au soir du 24 février 2019.
Toujours dans ce communiqué, Wade fils promet que si les sénégalais lui accorde «la majorité de leurs suffrages au soir du 24 février 2019, je me mettrai immédiatement au travail avec eux, pour abréger les souffrances de mon peuple et mettre un terme au règne de l’injustice en lui ouvrant de nouvelles perspectives que lui assignent son audace et son mérite».
Mais au delà de ces propos de Karim Wade et de cette justice internationale qui semble donner raison à Wade fils, la légalité de sa candidature dépend de la législation sénégalaise, mais aussi de la volonté du Président Macky Sall qui manifestement n’est pas dans les dispositions de permettre à Karim Wade de participer aux élections de 2019.


