Depuis plus de trois décennies, le conflit en Casamance perdure sans que l’armée du Sénégal arrive à maîtriser les hommes armés qui sèment la terreur sous prétexte de vouloir une indépendance pour la région sud. Et depuis, ce conflit, entretenu par une bonne dose de politique, par le régime du Président Abdou Diouf, et celui de Abdoulaye Wade perdure.
Comme si l’armée Sénégalaise n’était pas en mesure de neutraliser les hommes armés de la Casamance et de contrôler enfin cette région sud, la rébellion se poursuit toujours avec ses lots de victimes. Alors, pourquoi tant de conflits tantôt chauds, tantôt froids ? L’Etat du Sénégal a-t-il réellement la volonté d’étouffer ce conflit ? L’armée a-t-il les moyens et les capacités de cette guerre qui s’impose ? Autant de questions qui nous viennent à l’esprit. Mais la chose la plus sûr, c’est qu’il y a une bonne dose de politique qui fait survivre ce conflit vieux de plus de trente ans ?
En effet, logiquement, compte tenu de capacités tant vantées de l’armée sénégalaise, la Casamance ne devrait être une plaie béante depuis plus de trois décennies, sans que l’armée ne trouve une solution efficace pour arriver à bout de ce conflit. Mais si les calculs politiques mal inspirés commandent l’armée, le résultat ne peut donner que cette situation. Des morts et des mutilés du côté de nos braves fils. Mais il est tant que cela soit résolu une bonne fois pour toute, et la responsabilité incombe d’abord au Président Macky Sall, Chef suprême des armées.
Pour la résolution de ce conflit, il faut impérativement que l’armée ait la seule directive de dérouler des stratégies typiquement militaires destinées à tuer à l’œuf toute velléité de rébellion. Comme disait l’autre, « il faut nécessairement une guerre digne de ce nom. » Que l’armée arrête de communiquer pour satisfaire à des besoins politiciens. Car la communication en elle-même n’est pas un atout militaire. Tout au contraire, elle permet à l’ennemi de rester toujours prêt, de comprendre la capacité de l’armée, ses stratégies et ses objectifs.
Ainsi, sans doute, les pertes que l’armée ne cesse d’enregistrer ne sont liées qu’à cette politique qui viole les stratégies militaires, et mettant les militaires dans une mauvaise posture.
Que cela cesse, et que la question soit résolue une bonne fois pour toute par nos vaillants militaires.



