La route a beaucoup tué. Seulement, hier, 8 personnes ont trouvé la mort sur la route de Porokhane, parmi elles, le motard qui accompagnait le cortège du président du Haut conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng. A Thiès, ces accidents ont fini de choquer l’Association nationale des auto-écoles du Sénégal (Anaes). C’est pourquoi, son président qui était dans la capitale du rail prône l’instauration du permis à point car d’après lui, beaucoup de conducteurs ne respectent pas le code de la route.
La catastrophe sur la route de Porokhane continue de faire le débat. Cette série macabre qui a enregistré 8 morts préoccupe l’Association nationale des auto-écoles du Sénégal. «On a eu la nouvelle. Ça nous a choqué, on est des acteurs nous sommes dans le milieu. On entend souvent des accidents», affirme Baïdy Ndiaye.
Ainsi, pour lui cette énième catastrophe pose le problème de l’indiscipline de certains chauffeurs. «C’est toujours encore l’indiscipline qui est constatée. Parce qu’on a dit avant de faire un déplacement, il faut prendre des précautions. Mais ils ne le font pas. Ce n’est pas un problème de délivrance des permis ni des visites techniques, mais c’est plutôt un problème de comportement ou tout simplement le manque de maîtrise de la code de la route».
Face à cet état de fait, le président de l’Association nationale des auto-écoles du Sénégal interpelle les autorités sur la mise sur pied du permis à point. Pour lui, les permis à point doivent être appliqués. «On doit appliquer les permis à point. Je pense que toutes les conditions sont réunies pour son application», explique M. Ndiaye.
Cependant, il a en outre dénoncé le manque de discipline de certains chauffeurs sur les routes et appelle l’Etat de prendre ses responsabilités pour sanctionner les fautifs.



