La loi sur l’interdiction des déchets plastiques est entrée en vigueur hier. Pour marquer l’événement, le ministre de l’environnement et du développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé et son collègue Alioune Sarr, en charge du commerce ont procédé au lancement de la semaine nationale de ramassage des déchets plastiques qui va prendre fin le 10 janvier.
Une cérémonie a eu lieu hier, à Diamaguéne-Sicap-Mbao. Le ministre a insisté sur les enjeux de cette loi et l’importance d’avoir un système de ramassage performant. Dans la mesure où « le problème se pose aujourd’hui avec acuité, au regard du spectacle désolant qu’offre la prolifération des sachets plastiques de faible micronnage utilisés comme emballage dispersés dans les milieux naturels ». En effet il faut rappeler que Les sachets plastiques polluent la nature et que leur recyclage n’est pas rentable du point de vue écologique et économique. Monsieur Ndiaye professeur au département de géographie à l’UCAD qui s’est exprimé sur ce sujet il y a quelque semaine, déclare à ce propos que « 80% des sachets plastiques ne sont ni triés ni recyclés, et sa décomposition peut se faire entre 100 et 400 années. Comme les sacs sont aussi légers, ils s’envolent et se retrouvent par centaines de millions dans la nature ».
Toutefois il faut rappeler que la loi ne vise que les sachets dont l’épaisseur est inférieure ou égale à 30 microns. En des termes beaucoup plus clairs, il s’agit des sachets en bretelles quel que soit la couleur, il est concerné par la loi.
Marie Diouf



