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Accusé de vol, le 2em adjoint au maire de Kaffrine justifie son acte « c’est parce que j’étais dans le besoin… »

Plus chanceux que beaucoup de personnes accusées de vol, Mountakha Ndao n’aura pas à se servir sa version devant un tribunal. Seulement il pense qu’il ne devrait pas se laisser condamner assez facilement par le jury populaire. Ainsi à travers « l’Observateur » qui a recueilli sa version après sa surprenante libération, le 2e adjoint au maire plaide non coupable. En fait, il donne des arguments pour justifier son acte et soutient qu’il s’agit d’une autre personne qui l’a cité comme commanditaire de ce vol, pour le mettre en mal avec le maire. Devant une instance ponctuelle, il finit par reconnaitre les accusations portées à son encontre, avant de s’expliquer : « le 31 décembre, de retour d’un voyage sur Kaolack avec le maire, au moment de descendre de son véhicule, Ibrahima Wone Ndao, 1er adjoint au maire et moi avons ramassé le chéquier du maire dans sa voiture. Nous l’avons dans un premier temps, pris pour un talon de bons d’essence. Mais quand nous avons découvert qu’il s’agissait de son chéquier, nous avons décidé de ne pas le rendre, sinon nous serions démasqués. Et cela peut entrainer un manque de confiance entre Wilane et nous. C’est ainsi que j’ai gardé le chéquier avec moi avant d’aller à la banque. Et si j’ai voulu soutirer cette somme de 300000f au maire Wilane, c’est parce que je suis dans le besoin et n’ai aucune source de revenus. Nous devions, Wone Ndao et moi, nous rendre dans un village non loin de Kaffrine pour assister à une manifestation religieuse, dont je suis le parrain. Mais comme je n’ai pas quoi remettre aux organisateurs, j’ai décidé de pomper dans son compte. D’ailleurs, si j’ai eu cette idée en tête, c’est parce que depuis un an, le maire ne nous a donné aucun sou. Nous sommes abandonnés à nous même. Et nous sommes obligés de nous prendre entièrement en charge nous même financièrement. Normalement nous devant bénéficier de certains privilèges. Mais tel n’est pas le cas. A la mairie, on essaie seulement de sauver l’image, mais rien ne marche entre Wilane et nous. Nous vivons une situation à la fois précaire et pénible ».

Awa Badiane

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