Les députés non-inscrits et ceux de groupe parlementaire «Liberté et Démocratie» ont tenu hier une conférence de presse pour apporter leur soutien à leur collègue député, Khalifa Sall, en prison dans l’affaire de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar. Face à la presse, les députés ont tous dénoncé la «cabale» politico-judiciaire dont est victime l’édile de Dakar, à 24h de la plénière devant examiner son dossier.
Le combat pour la libération du maire de Dakar ne sera pas de tout repos, repos pour les députés de l’opposition. Ainsi, les députés non-inscrits et ceux de groupe parlementaire «Liberté et Démocratie» ont uni leurs forces pour rejeter par avance «le terrorisme d’Etat qui cherche à discréditer, par l’arbitraire», le maire de Dakar. D’après eux, depuis que Khalifa Sall a été déclaré député du Sénégal par le Conseil constitutionnel, il bénéficie de l’immunité parlementaire en vertu des dispositions combinées des articles 61 de la Constitution et 51 de la Loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale. «Les droits de Khalifa Sall ont été violé à l’installation du bureau de la 13e Législature, lorsque l’Assemblée nationale a refusé de faire valoir son droit d’être présent, d’élire ou de se faire d’élire », rappelle le coordonnateur du mois de novembre du groupe non-inscrits, Modou Diagne Fada.
Selon Madické Niang la procédure est caractérisée par le refus de la Commission des Lois de mettre à la dispositions de ses membres les pièces concernant le dossier de Khalifa Sall en violation de l’article 37 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Madické et ses collègues soutiennent que, nulle part les droits élémentaires du député n’ont été respectés.
En attendant la plénière de demain pour statuer la levée ou non de son immunité parlementaire, les députés de l’opposition promettent de poursuivre le combat partout où le besoin se fera sentir.



