La mondialisation est la facilité de connexions entre pays, entre culture, entre peuples, entre systèmes et entre croyances. Elle n’est pas synonyme de modernisation, ni d’occidentalisation encore moins. Elle est le rapprochement du monde actuel dans toute sa diversité, entraînant ainsi un choc de civilisation entre cultures et peuples. Par conséquence, la mondialisation peut être vue comme la mère de la radicalisation.
Le radicalisme ou l’extrémisme, quel terme utiliser? Le radicalisme, depuis le début XIXe siècle désigne les théories et mouvements politiques qui s’engageaient pour des changements profonds des conditions existantes. Il est devenu une forme de révolution aux méthodes violentes, qui s’agrandit de plus en plus. Il est incarné par une frange qui se qualifie comme étant les vrais serviteurs d’Allah. C’est une rébellion sous le couvert de la religion, une colonisation basée sur le nom de l’islam.
En effet, l’identité originelle de l’islam est que c’est une religion de paix, de fraternité et d’ouverture à un monde de différences et de complémentarité. L’islam nous apprend à être, avec désintéressement, au service de nos semblables. Donc le jihad à mener, c’est l’effort sur soi, et vider son cœur et son esprit de tout ce qui peut poser préjudice à son prochain, car c’est en restant au service du monde qu’on accède à l’agrément de Dieu.
Il est écrit que : « Ceux qui sont les plus aimés de Dieu sont ceux qui sont les plus utiles au service des hommes ». De ce fait, il faut retenir qu’il n’y a pas de processus unique de radicalisation. Au fait, le radicalisme est redoutable, il touche à la complexité de la vie humaine. Ce fléau n’épargne aucune contrée du monde moderne. Il est répandu dans le monde entier, avec une pluralité raciale, ethnique. Ainsi, On y trouve des analphabètes, des universitaires, des malades mentaux, des personnes saines d’esprit, des marginaux, des gens bien intègres, des pauvres, et même des riches. On voit dans la radicalisation des traits négatifs bien sur, mais aussi des signes positifs de relation humaine. Nous devons donc refuser, les tentatives d’exclusion qui guettent la société à travers un mouvement sectaire qui nous mène directement au cercle du radicalisme, de l’extrémisme et de la violence.
Servir l’islam est-il synonyme de tuer des êtres innocents sans protection aucune ? De violer des femmes et des enfants? Sans doute non !
Contrairement aux discours radicalistes, le message éternel de l’islam est un message de paix qui doit être revisité, soutenu, défendu, partout dans le monde pour corriger les images négatives.
En somme, face aux défis du monde moderne et de la mondialisation, l’univers islamique peut et doit assumer sa part dans la promotion des valeurs et des idéaux qui restaurent l’éminence dignité de l’homme et reprendre, sa vie et sa place dans une société de liberté, de respect des droits. Le combat à mener doit porté sur la liberté, la fraternité, la justice, sans se baser sur la religion, c’est la seule solution pour une belle cohabitation pacifique dans la différence et la complémentarité religieuse.
Par Cécile Bassène


