AccueilSociétéVoici les visages des migrants sénégalais péri en haute mer

Voici les visages des migrants sénégalais péri en haute mer

Ils sont une cinquantaine de Sénégalais dont l’identification a été confirmée par le journal Allemand Der Spiegel exploitant des données de divers organismes internationaux.

Sur la route de la mort, ils s’appellent Cheikh Ndiaye, Moussa Fall, Pape Ndiaye ramassés sans vie sur le sable fin de Tarifa (Maroc) en juin 2016. Ainsi, sur la longue liste macabre des victimes de l’émigration clandestine, publiée dimanche par le journal allemand Der Spiegel, les sénégalais occupent une place non anecdotique sur les 33 293 morts recensés. Il faudra attendre le 08 février 2015 pour dénombrer deux autres victimes sénégalaises sous les initiales de N.N aux larges des côtes libyennes. Ensuite, un autre sénégalais non identifié est découvert mort aux larges de Tanger. A part Alpha Pam, 28 ans, mort de tuberculose dans l’enclave espagnole de Mallorque et Cheikh Ndiaye, mort en 2013, cette année n’est pas macabre pour nos compatriotes piégés par une migration sauvage.

En 2010, l’odyssée de centaines de migrants africains se termine par un drame. Sur l’un des bateaux de fortune, l’on retrouve le corps sans vie de Saibou Gadiaga, le 12 décembre 2010. Ce sont les policiers de Brescia qui découvrent son corps sans vie aux larges des côtes italiennes et dans les colonnes du journal allemand, l’on fait état d’une mort par crise d’asthme. Si l’on croit que le deuil va tempérer les ardeurs des candidats à l’émigration, c’est peine perdue, car le corps sans vie d’un autre sénégalais N.N est aussi récupéré. Auparavant, Ibrahima M.B, 35 ans, est retrouvé mort noyé, alors qu’il tentait, à bord d’un bateau de fortune, de rallier l’Italie. Dans ce vaste cimetière à ciel ouvert où il était difficile de mettre des noms sur les sépultures, le journal allemand tente de couvrir d’un voile de dignité, ces personnes disparues dont le seul rêve était de voir l’Europe et de toucher à un meilleur existentiel. Dans ce cimetière, des Marocains côtoient des Algériens, des Ethiopiens, Somaliens etc…

L’année la plus meurtrière est 2007 où 30 jeunes sénégalais, tous originaires de Kolda, ont péri en voulant traverser les côtes marocains. Dans ce groupe on peut citer, Abdoulaye Bâ, Ibrahima Mballo, Ousmane Baldé, Bouba Kandé, Mahamadou Konté…entre autres.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Must Read

spot_img