Le débat est clos. L’Etat ne reviendra pas sur sa décision de fermer Yavuz Selim. Le président de la République Macky Sall vient d’avouer que c’est l’Etat turc qui a réclamé la fermeture des écoles Yavuz Selim.
Venu présider à la cérémonie d’inauguration de l’Institut de la Francophonie pour l’Education et la Formation, le président Macky Sall s’est prononcé pour la première fois sur l’affaire qui oppose Yavuz Selim et le gouvernement du Sénégal. Sans langue de bois, le président de la République avoue que c’est l’Etat turc qui a réclamé la fermeture des écoles Yavuz Selim administrées par l’association dirigée par le prédicateur Fetulah Gülen.
«Comme nous étions en pleine année scolaire, nous nous étions dit qu’il fallait continuer les enseignements en attendant la fin de l’année. Finalement, un communiqué très clair a été fait pour demander aux parents de prendre des dispositions, puisque cette association ne pourrait plus exercer. Cela a été fait, mais, contrairement à toutes ces recommandations, les gens ont voulu mettre l’Etat devant le fait accompli, en forçant à nouveau l’ouverture de l’école. Ce que l’Etat du Sénégal a refusé». a-t-révélé.
Le chef de l’Etat explique que la Turquie avait demandé au Sénégal une première fois la fermeture de ces écoles. Mais, le Sénégal avait refusé de mettre 3000 élèves à la porte. Toujours selon le chef de l’Etat, c’est lorsqu’il y a eu le coup d’Etat en Turquie que les choses ont été accélérées, dans le cadre de cette demande de fermeture des réseaux Gulen en Afrique.
«Ils y avaient 15 écoles au Sénégal, qui donnaient des enseignements de qualité. Considérant la demande de la Turquie, l’Etat du Sénégal a décidé d’interrompre les activités d’enseignement du mouvement Gulen au Sénégal », a fait savoir Macky Sall.



