Les députés du groupe Liberté et Démocratique étaient en séminaire hier. Une occasion saisie par Me Madické Niang pour revenir sur le cas Khalifa Sall. Selon lui, la place du maire de Dakar n’est pas la prison.
D’après le président du groupe parlementaire, Me Madické Niang, ce séminaire est une idée de Me Abdoulaye Wade. «Il a pensé que nous avons besoin d’une participation qualitative à l’Assemblée nationale », a révélé Madické Niang, qui explique que sur les 19 députés que comptent le groupe Wattu Senegaal, seuls 4 ont déjà siégé à l’hémicycle. C’est ainsi qu’ils ont initié, une séance de formation et d’information pour les nouveaux élus du peuple. «Il faut que les députés qui n’ont jamais siégé soient suffisamment armés pour représenter dignement le peuple sénégalais à l’Assemblée», déclare Me Madické Niang.
Cependant plusieurs thématiques ont été développées au cours du séminaire, entre autre, le rôle du député à l’Assemblée nationale, le député face à ses responsabilités, le rôle du député dans l’examen du budget et les relations entre le député et l’administration parlementaire.
En marge de la rencontre, le député Madické Niang s’est prononcé sur le mandant du président de la République. Et c’est pour faire savoir que «cette constitution de 2016 pose énormément de problèmes ». Me Madické Niang dit que certains pensaient que le mandat en cours était dedans et que le mandat allait finir en 2017. Mais, avec l’absence de mesures transitoires, le président, selon Madické Niang, va considérer que son premier mandat n’est pas concerné et qu’il fera deux mandats. «Nous allons y réfléchir et avoir une position de groupe».
Abordant la question du maire de Dakar, Me Madické pense que la place du maire n’est pas la prison. «La justice devrait prendre en compte ce qui est advenu après sa détention. Il a été élu député du peuple. Le fait qu’il ait été élu, malgré sa détention, devrait être considéré comme une position du peuple sénégalais devant pousser le juge à le libérer, à lui permettre de remplir sa mission de député et ses prérogatives de député», a plaidé Me Madické Niang.



