Birahim Seck n’est pas content. Et pour cause, le membre du Conseil d’administration du Forum civil n’en peut plus de cette protection des «hommes qui ont hissé la délinquance financière à des niveaux insoupçonnés» dans notre pays. Telle une revue des scandales qui ont jusque-là entaché le magistère du président Macky Sall, Birahim Seck liste les maux. De l’affaire Bictogo à la nomination récente de Aliou Sall, en passant par le cas Moustapha Diop, entre autres, Birahim Seck a déversé sa colère sur Macky Sall et ses hommes.
Birahim Seck vient de faire un diagnostic sans complaisance sur l’état actuel du pays. Ainsi, ce dernier tient à rappeler au président de la République le contenu de son discours du 3 avril 2012. Un discours lors duquel, Macky Sall s’était engagé à mettre en place «un gouvernement de rupture» enraciné dans «une gestion sobre et vertueuse». Pour lui, rien de tous ces engagements-là n’a été respecté par le chef de l’Etat. «La politique de protection de la délinquance financière par les autorités étatiques a profité jusqu’à présent à des personnes telles que Moustapha Diop», déplore Birahim Seck qui n’a pas manqué de regretter les «promotions» d’Aly Ngouille Ndiaye et d’Aliou Sall qui, à l’en croire, ont été les acteurs directs dans l’affaire Petrotim.
Très en verve, Birahim Seck a attaqué Abdoulaye Daouda Diallo et Cheikh Kanté. Selon lui, l’ex-Directeur du Port, promu ministre chargé du Pse n’a toujours pas été capable de justifier «les critères de fixation des 2 milliards de F cfa en guise de ticket d’entrée pour l’octroi illégal de la concession du Terminal vraquier du Port autonome de Dakar à Necotrans». Alors que, concernant l’ancien ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo, il relève : «Abdoulaye Daouda Diallo a passé illégalement un marché de gré à gré pour un contrat de 50 milliards de francs Cfa pour la conception et la production des cartes d’identité biométriques».
Il poursuit «la non publication du rapport de l’Ofnac est la conséquence d’un manque de matière dû au piétinement des enquêtes sur l’octroi des contrats pétroliers de Petrotim Ltd, sur les contrats relatifs aux passeports biométriques alloués à Snedai, de l’homme d’affaires Adama Bictogo et la mise sous le coude de la seconde phase de l’enquête sur la gestion du Coud par Cheikh Oumar Hanne », s’indigne Birahim Seck.



