Nous ne savions pas si bien écrire, en relevant et en soulignant la mise en liberté paradoxale des frères Bara Doli et du député Sadaga dans les événements survenus à Touba, à l’occasion des élections législatives. Cette façon bien particulière de nos autorités judiciaires de traiter certains dossiers est sur le point de conduire à des dérives.
De sources sûres, un vent de soulèvement est en train de se dessiner du côté des proches d’Appel 221 et de la famille de Serigne Assane Mbacké. Ils en effet très remontés, dit-on, contre la décision unique des autorités de garder Serigne Assane Mbacké et de laisser les autres libres comme l’air. «Serigne Assane Mbacké n’est rien d’autre que l’agneau du sacrifice. Ceux qui doivent répondre de leurs actes ne l’ont pas été. Serigne Assane a juste fait une déclaration. Il n’est pas passé à l’acte. Sadaga a été pris avec des armes», se demande cet interlocuteur.
Serigne Assane Mbacké n’a pas fini d’avoir mal. Alors qu’on se pose des questions sur les raisons de son arrestation, il nous revient qu’il est présentement privé de tout. Depuis lundi, jour de son arrestation jusqu’à hier, il n’a vu personne. Toutes les demandes de le voir sont rejetées systématiquement par l’administration carcérale de Diourbel. Que ce soient sa maman, son épouse ou toute autre personne leurs demandes sont refusées. Selon des sources, c’est seulement lundi prochain qu’il devra espérer recevoir des visites. Mais en avant ! Les consignes sont telles que, même les personnes qui quittent Touba, Mbacké ou Diourbel pour le voir sont automatiquement éconduites.



