C’est un fait. La prévalence du diabète a enregistré une nette et très rapide évolution au Sénégal. La prise en charge est coûteuse, parce que le malade doit se soigner à vie. Et pour le professeur Saïd Nourou Diop, directeur du Centre Marc Sankalé, il faut plus de cohésion dans la démarche et un bon plateau technique.
Prenant part, ce week-end, à la journée de dépistage du col de l’utérus, organisée par l’Amicale des femmes de la SGBS, en partenariat avec la clinique hospitalière, le Pr Diop a invité la SGBS à investir dans le traitement du diabète qui de son constat, prend une proportion inquiétante. « Aujourd’hui, le diabète, quand on prend l’ensemble de la population, c’est 3/2 % de la population et dès qu’on arrive à 40 ans, c’est 5/2% de la population qui est atteinte », a souligné le professeur Saïd Nourou Diop sur Vox populi.
«Aujourd’hui, nous devrions tous travailler ensemble pour que moins de malades sénégalais ou africains soient évacuées vers l’Europe ou vers le Maghreb. L’expertise se trouve au Sénégal et en Afrique. Nous avons la plus vieille université francophone d’Afrique», dit-il.
Selon ce professionnel de la santé, la plupart des médecins qui sont en Afrique, aujourd’hui, et même au Maghreb, sont formés à Dakar. « Ce qui nous manque, c’est le plateau technique et la cohésion dans ce que nous faisons », a-t-il relevé.
Par ailleurs, l’Amicale des femmes de la SGBS, a affiché sa volonté d’investir dans la création des centres de lutte contre le col de l’utérus. Avec 350 adhérents, cotisant chacun 5.000f par mois, l’argent collecté, plus la subvention accordée par la Direction générale de la SGBS, servent, d’après Penda Ndoye, à acheter des machines pour détecter les légions précancéreuses et assurer la subvention du traitement du cancer chez les femmes démunies.



