La saisine du Conseil constitutionnel par le président de la République, Macky Sall sème la controverse. À en croire le Professeur, Ndiogou Sarr la démarche menée par le chef de l’Etat n’incarne aucune incohérence, mais, elle risque d’adopter une procédure de modification de la Constitution, ce qui n’est pas de ses prérogatives.
Selon les dispositions de la Cedeao, l’on ne change pas le Code électoral à moins de six mois des élections sauf s’il y a un consensus général entre les différentes listes déposées. Alors que la délégation de la Cedeao est déjà au Sénégal pour superviser les élections législatives prévue le 30 juillets, Macky Sall a saisi le Conseil constitutionnel pour une quelconque modification des conditions de vote.
Selon le spécialiste du droit, Pr Ndiogou Sarr, il est très normal que le président saisisse le Conseil constitutionnel. Il peut le saisir à n’importe quel moment pour avoir son avis sur une question précise. Mais, à l’en croire, les modifications des conditions de vote sont définies par la loi.
« Il n’est pas de ses prérogatives de modifier le Code électoral, à moins qu’il dépose un projet de modification à l’Assemblée nationale. Mais, au vu du temps qui reste pour les élections, le chef de l’Etat ne peut changer»
Il faut rappeler que Macky Sall à demander l’avis du Conseil constitutionnel pour permettre aux citoyens n’ayant pas obtenu les cartes d’identité biométriques de pouvoir voter avec certains documents administratifs à savoir, la carte numérique nationale, le récépissé.



