La coalition Mankoo Taxawu Senegaal a dénoncé, hier au cours d’une conférence de presse, des irrégularités et demande au reste de l’opposition de se joindre au combat.
Le pouvoir assure que le processus électoral est clair, mais l’opposition est inquiète. Des erreurs révélées dans la confection des cartes d’électeur et les lenteurs notées dans leur retrait confortent l’opposition qui craint que le pouvoir ne « confisque la volonté populaire ». Le directeur de la Daf affirme que 5 200 000 cartes sont déjà disponibles sur les 6 240 534 qui représentent le nombre d’inscrit sur le fichier, et confirme, en outre, que 500 000 cartes seront produites et livrées une semaine avant le scrutin.
Après le calcul, la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) en déduit que « 240 534 sénégalais seront privés de leur droit de vote par la faute de l’État. Pour Mts, « ces malheureux sénégalais peuvent être de simple citoyens anonymes ou faire partie des 15 040 candidats députés issus des 47 listes, à raison de 320 par liste.
Dénonçant la ‘’gestion nébuleuse’’ du fichier électoral, l’opposition se plaint de n’être pas (encore) rentrée en possession de la liste des électeurs par bureau de vote, alors que « l’article L.11 du code électoral stipule que la Cena doit veiller à ce que la liste des électeurs par bureau de vote soit remise quinze (15) jours au moins avant la date du scrutin, aux candidats et aux listes de candidats sur support électrique et en version papier.
Entre autres ‘’irrégularités’’, Khalifa Sall et Cie, contestent les calculs de la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf). Selon eux, la Daf a annoncé un effectif de 6 200 000 citoyens inscrits, alors qu’après vérification le Mts fait état de 5 973 178 inscrits au niveau national. Par ailleurs, elle dénonce également une distribution anarchique et partisane des cartes d’électeur.
Face à tous ces manquements, La coaltion Mankoo Taxawu Senegaal exige que les dispositions nécessaires soient prises pour corriger toutes les erreurs matérielles constatées et dénoncées pour maintenir tous les sénégalais aux mêmes pieds, en terme de droits civiques.



