La Cour européenne des droits de l’Homme a épinglé mardi la Russie pour sa législation réprimant la « propagande » homosexuelle envers les mineurs. Selon la CEDH, cette loi « encourage l’homophobie » et elle n’est « pas compatible » avec les valeurs démocratiques.
L’homosexualité reste formellement interdite en Russie. En 2013, le gouvernement a voté une loi qui réprimande la promotion des relations sexuelles non-traditionnelles auprès des mineurs. Une décision qui n’est pas vu d’un bon œil par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Car, selon lui cela « renforce la stigmatisation » des homosexuels.
Elle a jugé que les trois militants de la cause homosexuelle qui les avaient saisis après avoir été condamnés sur la base de cette loi controversée – avaient été victimes d’une violation de leur liberté d’expression, ainsi que de discrimination. En conséquence, la Cour a ordonné aux autorités russes de leur verser un total de 43.000 euros, au titre du dédommagement moral.
Le ministère russe de la Justice s’est déclaré « pas d’accord » avec les conclusions de la Cour et a annoncé son intention de demander un nouvel examen de ce dossier. Ce que la CEDH n’est toutefois pas tenue de lui accorder.



