Les fraudes notées lors des concours et examens au Sénégal inquiètent plus d’uns. Dans une conférence de presse, tenue hier, le Cusems et le Saes ont montré leur indignation sur ces manquements qui sont porteurs de plusieurs inconvénients sur le système éducatif du pays. Pour pallier à cela, les syndicalistes appellent les enseignants à cesser toute forme de collaboration avec l’Office du bac.
Les fuites dans les épreuves de concours prennent de l’ampleur au Sénégal. L’année dernière, des fraudes avaient été constatées lors du concours de recrutement des élèves maîtres (Crem). Comme ce n’est pas suffisant, une autre fuite refait surface cette année, lors du concours général des épreuves de philosophies du baccalauréat. Face à cette situation, deux syndicats d’enseignants à savoir le Saes et le Cusems ont montré leur indignation, lors d’une conférence de presse tenue hier.
« Militant de l’école, soucieux de son rayonnement, cette affaire qui survient après celle des élèves-maîtres et celle du concours général nous interpelle à plus d’un titre. Elle rompt l’égalité des chances des candidats. Risque de jeter du discrédit sur le diplôme sénégalais. De tels faits restent impunis, pourraient pervertir le comportement de beaucoup d’élèves et développer chez eux une culture de paresse », a fulminé Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems.
Dans cette même lancée, les syndicalistes ont par ailleurs fustigé l’attitude du ministre de l’enseignement supérieur, Mary Teuw Niang qui avait déposé une plainte contre X pour diffamation. En effet, ils appellent les professeurs à cesser toutes formes de collaboration avec l’Office du bac.


