Le renvoi de 42 élèves-officiers et commissaires de l’Ecole Nationale de Police pour avoir exercé des sévices corporels, des brimades sur de nouveaux pensionnaires, continue de faire couler beaucoup de salive. Interrogés par nos confrères de la Rfm, plusieurs anciens militaires se prononcent. Ils soutiennent l’importance du Bizutages dans la formation des soldats. Mais, restent unanime sur le fait de ne pas en abuser.
Plusieurs nouveaux soldats sont maltraités dans les camps de formations. Certains y laissent même leur vie. Face à cette situation inhumaine, un effectif de 42 élèves-officiers et commissaires de la 44e promotion de l’École Nationale de la Police (ENP) avaient été renvoyés pour avoir exercés des brimades à l’égard des nouveaux entrants. Profitant de cette situation, la Rfm a interrogé plusieurs anciens militaires qui ont donné leur analyse de la situation.
Selon Jean Leopold Guéye, ancien militaire, la sécurité est une activité très exigeante qui demande parfois aux éléments des forces de sécurités de donner leur vie, s’il le faut, au service de sa collectivité. Donc, poursuit-il, il est nécessaire dans ces cas de figure, pour le stagiaire qui a l’ambition de servir son pays, d’être dans des conditions optimales. Se prononçant sur la question, le président de l’association nationale des anciens militaires invalides du Sénégal, Issa Guéye, a en effet soutenu que les formations données aux soldats leur permettront d’être préparés à affronter tous dangers.
Mais toutefois, Leopold Guéye précise que la mesure et la retenus sont requises chez les formateurs. « Pour ce qui est des sévices et des brimades, il ne sont pas du tout prévus. Parce que la formation n’est pas faite pour blesser ».
Il faut rappeler que ces dernières années, les manœuvres lors des formations n’ont cesser de faire des victimes. L’on peut citer certains exemples à savoir la pensionnaire de l’Ensoa, Ndéye Aîda Séne, décédé à Bango, le sapeur-pompier Chérif Ndao, mort à Thiès etc…



