Il est enfin là, le mois sacré du ramadan. Au Sénégal comme partout ailleurs, c’est le moment pour les fidèles d’Allah de réclamer sa clémence sur leur vie ainsi que le pardon des péchés. Cette période de jeûne se vit de différentes manières selon que l’on soit musulman ou non.
En effet, si pour les pratiquants de l’islam, il s’agit d’un mois béni, les fidèles d’autres religions semblent le vivre comme un calvaire. Comme le souligne Viviane, une étudiante chrétienne, « le mois de ramadan est un mois où l’on souffre beaucoup ». Et pour cause, continue-t-elle, « il est très difficile de trouver à manger dans cette période. Lorsque tu prends une pause à midi, c’est presqu’impossible pour toi de trouver quelque-chose à acheter pour combler ta faim. Les bonnes dames vendeuses de riz et autres ne viennent pas. », une situation que déplore la jeune étudiante.
Du côté de Oscar, également étudiant, le problème est tout autre. A ses dires, le mois sacré du jeûne est celui où les « nerfs sont surchauffés et à fleur de peau ». Plus en détail, le jeune étudiant explique qu’il à remarqué « qu’au cours du mois de jeûne, les gens s’énervent vite, surtout dans le rang des apprentis car rapide. Pour peu, dit-il, ils en viennent aux mains, surtout en milieu de journée ». Selon Oscar, cet état de chose s’explique par le fait que dans l’après midi, les apprentis de car rapide soient déjà « très tenaillés par la faim ».
Autre difficulté à souligner durant le mois de ramadan, c’est la hausse des prix plus particulièrement dans le domaine de la consommation alimentaire. Fait paradoxal, il est prouvé qu’au cours du mois de jeûne, la consommation des familles connaît une hausse vertigineuse. Les ménages achètent beaucoup plus de denrées alimentaires que d’habitude, augmentant ainsi la demande, ce qui agit sur les prix. Résultat des courses, même ceux qui ne jeûnent pas se retrouvent à payer le prix fort pour se procurer des biens de consommation alimentaire. Fruits, lait, dates et autres voient leur prix augmenter considérablement. C’est cette situation que l’Etat est contraint de gérer à chaque période de jeûne.



