Les membres de la famille du bébé d’un an 6 mois violé avant-hier à Thiès, ont été auditionnés au commissariat du 1er arrondissement pour les besoins de l’enquête, nous informe l’Observateur. Cette affaire qui défrayait la chronique au quartier Grand-Thiès n’a pas encore révélé ses secrets.
Mouhamadou Moustapha Fall, père de la fillette d’un an et demi violée, a été auditionné au commissariat du 1er arrondissement de Thiès. D’autres membres de sa famille, notamment sa grande sœur Awa Fall, son frère Pape Sarr et les deux locataires de la concession, ont aussi fait face à l’Adjudant Sidibé qui tente d’élucider le mystère du viol de la petite. «Dans la nuit du mardi au mercredi dernier, j’ai longuement discuté avec mon épouse qui avait une insomnie jusqu’à une heure du matin. Elle est en début de grossesse. Mes deux enfants dormaient dans le salon qui est mitoyenne à notre chambre », explique Mouhamadou Moustapha Fall. Il poursuit : «Je tiens à préciser que la porte de la véranda du bâtiment est toujours bien fermée. Mon fils aîné qui a trois ans, dort sur le même lit que la victime », confie-t-il. Le père de la fillette note que, de son lit, il peut voir ses enfants couchés dans leur chambre. Et jusqu’à 5 heures du matin, sa fillette était toujours au lit. C’est quand son épouse s’est réveillée à 7 h du matin qu’elle a constaté que la gamine n’était plus sur le lit.
Aussitôt alerté, «Je l’ai demandé d’aller voir dans la cour, si notre fille n’était pas en train de jouer avec son frère. Elle m’a révélé que notre fils dormait encore. Je me suis alors levé et j’ai constaté que la porte de la véranda était ouverte. Lorsque je suis rentré pendant la nuit c’est ma femme qui m’a ouvert la porte. Je suis marchand ambulant. Et je rentre souvent un peu après minuit. J’ai loué une chambre de mon appartement à Abdou un boulanger. Il livre le pain vers 6 h. Quand je n’ai pas vu la petite, je l’ai appelé pour lui demander s’il avait refermé la porte en sortant. Abdou m’a confié qu’il avait juste accroché le loquet », confesse-t-il.
La mère de la fillette a confié que son enfant avait d’ailleurs l’habitude de pleurer au réveil, en l’appelant. «C’est pourquoi on était inquiet. Nous avons cherché partout dans le quartier. Vers 7h du matin, je suis venu à la police pour déclarer sa disparition. Je l’ai fait aussi dans une radio de la place. C’est au moment où je me rendais à la Brigade de recherches de la gendarmerie qu’un élément de la police m’a appelée pour me dire que les sapeurs-pompiers ont découvert un enfant abandonné dans une maison en construction. Je me suis rendu à la police qui m’a renvoyée à la caserne des sapeurs-pompiers qui avaient conduit la fillette aux Urgences de l’hôpital régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène. J’y ai alors identifié ma fille qui était dans un piteux état», soutient-il.
Informée du viol, la mère de la fillette, a perdu connaissance. Ses parents prient pour que l’auteur de cette infamie soit découvert et sanctionné. Le père de la fillette a confié à l’Adjudant qu’il n’avait de contentieux avec personne. «J’avais entamé une carrière de lutteur professionnel, mais j’ai arrêté ce sport», note-t-il.
Pour mettre en sécurité sa famille, Mouhamadou Moustapha Fall a décidé d’enlever tous les appareils de musculation dans sa maison qui est convoitée par des «badauds » du quartier et autres chômeurs. Cependant, le père de la fillette demande du soutien pour pouvoir payer l’ordonnance de sa fille ainsi que le test de l’ADN pour trouver l’auteur des faits.
Mais selon Libération, les résultats de l’enquête commencent à tomber et le présumé auteur a effectivement été interpellé à quelques mètres seulement du lieu où il avait commis son acte ignoble. Notre source indique qu’il s’agit d’un déficient mental bien connu dans le quartier.
En effet, explique Libération, c’est au petit matin que l’homme s’est introduit dans le domicile de sa très jeune victime pour l’enlever avant de l’amener dans un bâtiment à l’abandon où il a fait sa sale besogne. Puis, comme si de rien n’était, il a abandonné sur place sa victime avant de vaquer à ses occupations. Il a fallu toute l’expérience des médecins pour soigner le bébé qui était complètement déchiré de l’avant. Quant au déficient mental, il ne semble prendre pas conscience de son acte ignoble, indique le journal.



