Les soldats mutins en Côte d’Ivoire ont rejoint les casernes. Ils manifestent ainsi leur approbation en ce qui concerne l’accord que leur a proposé l’Etat. Après 4 jours de manifestations armées, les mutins se disent prêts à « faire confiance à leurs autorités ». Bouaké et Abidjan sont désormais hors de danger pour le plus grand bonheur des populations qui ont déjà commencé à vaquer à leurs occupations.
Jusqu’à présent, les termes de cet fameux accord sont toujours inconnus au grand public. Le gouvernement et l’état-major ivoirien, comme depuis le début de cette crise, communiquent très peu sur le sujet. Du côté des mutins, un discours assez neutre est servi : « Nous avons trouvé un terrain d’entente, donc, avec l’ensemble des militaires, nous avons décidé de rentrer dans les casernes pour que la population puisse sortir, vaquer à ses occupations. Nous avons confiance en nos autorités. On rentre dans les casernes et nous sommes aux ordres de la République« .
Des informations non officielles annoncent que les mutins ont obtenu ce qu’ils réclament à cor et à cri depuis vendredi, soit le reliquat de 7 millions de francs CFA, presque 11 000 euros, pour environ 8 400 militaires.
Les uns et les autres espèrent qu’avec cet accord trouvé, le gouvernement ait réussi à mettre définitivement fin à ces mutineries qui se font de plus en plus fréquentes en Côte d’Ivoire. Pour le moment, l’accord ne rassure guère. Les mutineries dans l’armée laissent perplexes tous les observateurs nationaux et internationaux sur la capacité de l’Etat à faire respecter l’ordre dans les casernes.



