Après 5 ans de détentions, Thiouckel Sow a comparu hier devant la Chambre criminelle de Louga pour le meurtre de son jeune frère, Amadou Sow. La sentence est levée, elle écope 6 ans de travaux forcés.
Thiouckel Sow est fixée sur son sort. Elle a répondu hier, devant la Chambre criminelle de Louga, du meurtre de son jeune frère, Amadou Sow qu’elle a tué à coups de pilon. A la barre, Thiouckel Sow, 22 ans, à côtés de ses parents biologiques, n’a manifesté aucun signe de regret. Assaillie de questions elle répondait sur un ton mesuré. «Je reconnais avoir tué mon jeune frère, Amadou Sow », a-t-elle sèchement lâché.
Ce fratricide a eu lieu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2012. Le jour du crime, Thiouckel Sow est sortie nuitamment de sa chambre, armée d’un pilon. Avec conviction, elle est discrètement partie vers son jeune frère dormant comme un loir, dans la cour de la maison. Sans scrupule, elle s’est acharnée sur sa cible, lui assénant plusieurs coups. Amadou Sow rendra l’âme en cours d’évacuation. Informés, les gendarmes de Linguère ont rallié Loumbel Erry, village du drame et ont cueilli Thiouckel Sow, placée en garde à vue. Durant toute l’enquête préliminaire, elle a refusé d’ouvrir la bouche.
Déférée le 6 janvier au parquet de Louga, elle s’est exprimée devant le juge d’instruction : «Le jour du drame, je m’étais battue avec mon jeune frère. Il m’avait mordue à l’avant bras et nous avions été séparés par notre mère. La nuit, je me suis armée d’un pilon, je l’ai surpris et lui en ai asséné un coup qui sera fatal. »
Le certificat de genre de mort fait état de «coups ayant littéralement écrabouillé des os de crâne, sur toute la partis dorsale et une ouverture du crâne avec détérioration de la brouille cérébrale…
Pour se faire une religion sur la capacité de discernement de Thiouckel Sow, le juge a requis l’intervention du psychiatre de Saint-Louis. A la barre hier, celui-ci a affirmé que la dame est sujette à des troubles de comportements qui justifieraient son attitude, mais que, ces troubles n’altèrent pas sa capacité de discernement.
Le parquet a requis 7 ans de travaux forcés. Alors que la défense a plaidé l’application des dispositions de l’article 50. Au final, elle a écopé de 6 ans de travaux forcés.



