La vaste coalition mise en place par des ténors de l’opposition ne cesse de s’accroître. Quelques jours après sa création, des partis politiques de la mouvance présidentielle comme de l’opposition ont fini de déposer leur baluchon sur la nouvelle coalition dénommée Coalition Mankoo Taxawu Sénégal. Après Hélène Tine, c’est au tour du parti Bcg (Bloc des centristes gaïndé) de Jean Paul Dias de rejoindre la coalition.
Dans un communiqué parvenu à la presse, le leader du parti, Jean Paul Dias fait savoir qu’il rejoindra la nouvelle coalition de l’opposition. «Le Bcg décide souverainement et en toute indépendance, de se joindre aux signataires de la Coalition Manko Taxawu Sénégal dans le cadre de la participation du parti aux élections législatives de 2017. Le Bcg a observé et fait observer que sur les 10 premières formations politiques signataires, 60% d’entre elles (Bëss du niakk, Fsd/bj, Khalifa Sall (Ps), Rewmi…) avaient grandement contribué, aux côtés du Bcg et d’autres patriotes à l’accession du régime actuel au pouvoir.
Le Bcg donne les raisons de sa décision après « une étude minutieuse de la situation nationale et en considérant l’impérieuse nécessité d’éviter la reconduction d’une Assemblée nationale asservie à l’Exécutif et au Judiciaire et le comportement quinquennal a été décrié par tout le pays. » Jean Paul Dias et ses camarades notent le besoin de donner à la future représentation nationale une composition digne d’un Sénégal avec des députés libres, indépendants de tout pouvoir. Ce, surtout en ces moments d’exploration et de future exploitation des ressources minières, pétrolières et gazières du pays, «d’autant que des faits et actes indiquent clairement l’avènement de pratiques douteuses.» Pour eux, la politique, c’est l’action et le Bcg doit être acteur dans la direction du pays. « La realpolitik au Sénégal impose, même aux plus grandes formations politiques, le recours à la formule de la coalition lors des grandes compétitions électorales, afin de fédérer le maximum de forces vives en vue du meilleur résultat possible».
Par ailleurs, le Bcg dénonce vigoureusement, la rétention opérée par le ministre de l’intérieur dans le cadre de la distribution des Cartes nationales d’identité servant aussi de cartes d’électeur. « Ceci est fait dans le but de compromettre les candidatures de citoyens désireux de prendre part aux Législatives et ultérieurement, favoriser la fraude électorale », confient les membres du Bcg.



