La Caisse nationale du crédit agricole du Sénégal (Cncas) occupe la 8e place sur les établissements financiers de Dakar. La Banque agricole qui vient de bénéficier d’une aide de 50 milliards francs Cfa de l’Etat, à cause de prêts de plusieurs milliards francs Cfa non encore remboursés par les débiteurs, suite aux recommandations de la Commission bancaire, se porte désormais bien. Le Directeur général de la Cncas, Malick Ndiaye est revenu largement sur le plan de relance accepté par le président de la République Macky Sall et soutenu par la Commission bancaire.
La dette de la Cncas remonterait de la Grande offensive pour l’autosuffisance nationale en alimentation (Goana) de l’ex président Abdoulaye Wade en 2008. Plusieurs milliards ont été mobilisés pour sa réalisation. Des dépenses sont toujours visibles dans la comptabilité de la Cncas. Et la mission de la Commission bancaire qui a audité la Cncas, en août 2014, entre autres recommandations, a demandé des provisions de 80 milliards de francs Cfa pour la survie de la Banque. Une manne financière supportée par l’Etat a injecté 50 milliards à la Cncas, avant d’instruire à la Société nationale de recouvrement de se relancer aux trousses des débiteurs pour recouvrer les prêts. «La commission bancaire a demandé des provisions à hauteur de 80 milliards francs Cfa», affirme, Malick Ndiaye.
Arrivée à la tête de la Cncas, Malick Ndiaye succède ainsi Arfang Daffé. Dés sa prise de fonction, ce dernier a mis sur pied une commission ad hoc spéciale regroupant la Cncas, (le ministère des Finances, la Direction générale des impôts et domaines…) pour un plan de restructuration sur deux volets : Mesures à courts termes (recouvrer les crédits), mesures structurelles. Et trois grandes mesures ont été prises pour la relance de la Banque agricole : assainissement du portefeuille, augmentation du capital et dotation des ressources concessionnelles.
« Nous méritons des félicitations pour ceux qui comprennent le fonctionnement de la Banque et non des critiques. Toutes les banques de l’Uemoa doivent avoir un capital de 10 milliards de francs Cfa, et nous avons le double, soit 20 milliards franc Cfa, pour éviter tout problème dans l’avenir », souligne le Directeur général de la Cncas, Malick Ndiaye. Comme pour démontrer la bonne santé de l’état financier de la Cncas.



