La journée mondiale du livre du 23 avril 2017 est célébrée au Sénégal dans un climat très prometteur. Le ministre de la Communication, Mbagnick Niang, par le biais de son secrétaire général, Birame Niang, a remis un effectif de 8 000 livres aux bibliothèques régionales et universitaires. Une attitude des autorités qui laisse entrevoir un encouragement des jeunes à la lecture. Mais, le paradoxe est que la lecture est une pratique qui n’est pas très prisée par la jeunesse sénégalaise, faute d’une addiction aux nouvelles tendances notamment les Tic (Facebook, Tweeter, Whatsapp, etc)
Dans la société sénégalaise, l’affection pour la lecture baisse de plus en plus. Ceci inquiète de plus en plus. Dans la mesure où la lecture; considérée depuis des années comme un moyen de connaissance, de développement de l’esprit humain, de divertissement, etc, est de nos jours en perpétuelle régression dans notre société.
Cette nation qui a enregistré le passage de grands hommes de la littérature, notamment Leopold Sedar Senghor est en délestage complet de la lecture.
Conscient des faits, le ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Niang, en prélude de la journée mondiale du livre, célébrée le 23 avril de chaque année, a fait une remise de 8 000 livres aux bibliothèques régionales et universitaires. Ce pour des raisons qu’il a expliquées. ’’Nous mettons à la disposition des bibliothèques régionales et universitaires un lot de 8 000 livres destinés à développer les collections de ces bibliothèques et centres de lecture, afin de mieux satisfaire les besoins des utilisateurs’, a-t-il dit.
Cependant, la question qui taraude l’esprit des gens, est de savoir si l’octroi des manuels de lecture est-il synonyme de la lecture ? Donnons notre langue au chat.
Mais une chose est sûre, la société juvénile au Sénégal n’est pas trop attachée à cette pratique si onéreuse et pleine de vertu. Ce fléau est de part et d’autre dû à de nouvelles tendances qui obnubilent cette jeunesse, à savoir, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Ces nouvelles tendances ont instauré chez la jeunesse une sorte de paresse intellectuelle, qui résulte aujourd’hui à une baisse considérable du niveau des élèves ainsi que des étudiants dans nos Universités.
La lecture, que ça soit une œuvre littéraire, ou spirituelle est une pratique pleine de vertu qui permet de donner une connaissance sur tous les plans et dans tous les domaines. La lecture permet une Stimulation du cerveau, une amélioration des connaissances, une diminution du stress, un accroissement du vocabulaire, une amélioration de la mémoire, une amélioration de la rédaction, etc…. Même s’il ne reste que ça nous devons faire de cette pratique notre préférence au quotidien.
La jeunesse qui constitue l’avenir d’un pays devrait en bonne et due forme avoir les outilles nécessaires pour bonne transmission des connaissances à la génération future. Cependant si cette jeunesse sénégalaise n’est pas dans une posture de quête de connaissance dans ce milieu traditionnel du savoir, du savoir-faire et du savoir être quel en serait l’avenir de ce pays ? Et en quoi serviraient les connaissances transcrites dans les œuvres des grands hommes de l’histoire du Sénégal à savoir l’ancien président Léopold Sedar Senghor, et Cheikh Anta Diop ?



