La Chambre d’accusation a une fois de plus, reçu des hôtes politiques à travers le dossier qui leur est servi. Hier, jeudi, le maire de Dakar et Cie, représentés par les avocats, ont joué leurs cartes de la liberté. Le même jour sera plaidé la demande d’annulation de la procédure déposée par les avocats du maire de Dakar.
Les documents du Gie ‘’ Tabar’’, des faux! Le bras de fer entre la partie civile et la défense est passé du bureau du doyen des juges à la chambre d’accusation avec de nouveaux acteurs. Mes Yerim Thiam, Baboucar Cissé et Félix Sow commis dernièrement par l’Agent judiciaire de l’État (Aje), Antoine Diome, ont fait leur première démonstration juridique dans ce dossier, hier jeudi, à la mythique chambre. Qui suite au rejet du juge Samba Fall d’accorder la liberté provisoire aux mises en cause, s’est penchée sur le brûlant dossier de détournement, d’escroquerie sur des déniers publics, faux et usage de faux et blanchiment de capitaux du maire de Dakar.
Mais après moult tentatives du pool d’avocat composé de Me Ciré Clédor Ly, Demba Ciré Bathily, François Sarr, Ndéye Fatou Touré, Seydou Diagne (…), pour la liberté provisoire de leur client, Khalifa Sall, tout est resté vaine. Le parquet a repoussé sa délibération jusqu’au 02 mai prochain. Seulement ce prolongement risque d’en arracher encore des sueurs froides.
Si la chambre suit le parquet, Khalifa Sall et Cie ne vont pas humer l’air de la liberté pour sitôt, car l’avocat général a, lui aussi, requis le maintien de Khalifa et Cie en prison. Il a demandé « le rejet des prétentions des avocats de la défense, car il n’y a pas de contestation sérieuse puisque les documents du Gie ‘’Tabar’’ sont faux ».
Lors de l’audience, les avocats de Khalifa Sall ont, apprend-on, demandé à ce que leur client soit mis en liberté provisoire parce que le supposé détournement n’est rien autre que « des fonds politiques dont l’utilisation est laissée à la libre discrétion de leur client pour les dépenses divers. » Pour les Conseils de Khalifa Sall, il est difficile, voire impossible d’avoir tous les éléments parce que : « Il (Khalifa Sall) ne peut pas se rendre dans un ‘’diakhal’’, baptême, incendie ou en deuil pour demander des décharges ».
Avec l’arrêté qui dit que « c’est des fonds qui font l’objet de dépenses divers », ses avocats estiment de ces fonds ne sont autres que des fonds politiques. En tout cas, Khalifa Sall, Mbaye Touré, Inrahima Yatma Diao et autres n’ont pas encore vu le bout du tunnel. Un tunnel qui semble bien profond.



