Ces derniers mois sont loin d’avoir été favorables pour Macky Sall. L’opposition n’a cessé de cracher son venin sur lui. En plus de l’avoir à dos, le chef de l’Etat doit faire face aux multiples revendications venant du peuple sénégalais, constitué ou non en organisations. Les adultes, les jeunes, les femmes, manifestent contre Macky.
Mais ce qui est le plus étonnant, c’est que même la nature semble s’être déchainée pour précipiter la descente aux enfers du président de la République. En effet, depuis quelques temps, des drames ne cessent de s’abattre sur le Sénégal. Qu’ils soient dus à l’indiscipline humaine ou aux caprices de la nature, ces phénomènes s’enchainent. Les morts et les dégâts matériels qu’engendrent ces drames révoltent davantage le peuple. Simples faits imprévisibles peut-être, mais tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Une fois de plus, c’est le chef de l’Etat qui, en dernier ressort, reçoit la responsabilité de ces désagréments. Le pouvoir en place est accusé de négligence.
Ainsi, pour le drame du Daaka de Médina Gounass par exemple, des voix se sont élevées pour dénoncer « la légèreté » avec laquelle l’organisation de cette retraite spirituelle était faite. Macky Sall a été accusé de n’avoir pas veillé à la sécurité des participants au Daaka. Corrigeant le tir, le président a promis « humaniser » le site abritant la retraite spirituelle.
A peine le deuil national décrété par ce dernier prend fin que surgit encore un nouveau drame. Ces 21 femmes mortes par noyade à Bettenty alors qu’elles allaient prendre des huîtres. Ici, le chef de l’Etat risque encore d’être pointé du doigt. Les questions de la disponibilité des gilets de sauvetage et celle de la diffusion des prévisions météoriques sont évoquées. Aucunes des femmes ne portaient de gilets de sauvetage. Macky Sall risque d’en prendre encore pour son grade.
Outre ces raisonnements basés sur des faits palpables, d’autres encore plus dramatiques sont évoquées. Pour certains, c’est la présence même de Macky Sall au pouvoir qui serait source de malheur pour le Sénégal. Pour les partisans de cette thèse, seul le départ de Macky pourrait sauver le pays. Difficile à prouver cependant.
De toute façon, les drames se succèdent comme si le Sénégal était pris dans un piège sans fin. Les autorités en place ont intérêt à veiller à la prévention de ces situations. Car ni un deuil national, ni les millions encore moins les sacs de riz qui viennent réparation des dommages, ne peuvent soulager le désarroi laissé par la mort.


