Hormis les crèmes, savons et produits chimiques utilisés par les femmes, la dépigmentation se veut aujourd’hui de plus en plus moderne. Présentement, c’est l’injection de glutathion qui est à la mode. Les stars et célébrités en ont fait leur apanage. Une nouvelle forme de dépigmentation pour se procurer un teint clair en un temps record et cela qu’importe le prix.
La dépigmentation a toujours été à l’ordre du jour, et cela depuis plusieurs années. Mais cette fois, elle a pris une autre ampleur. Les médecins sont alarmés et choqués par le nombre de patients qui ne se cessent d’augmenter (une personne sur quatre meurt au bout de 15 jours). Certaines femmes sénégalaises sont prêtes à tout pour avoir un teint clair. Les célébrités et stars sénégalaises sont pour la plupart des adeptes de la dépigmentation par injection du glutathion. Un phénomène qui fait fureur au niveau de la-jet set sénégalaise.
La tendance consiste à s’injecter du glutathion, un produit utilisé pour soigner les patients atteints d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. D’après les spécialistes de la santé, ce produit est utilisé à dose très faible dans le cas des maladies citées un peu plus haut.
Il s’est avéré qu’après usage, la peau devient claire au bout de 2 à 4 jours. Une utilisation à forte dose peut conduire à la mort. Après l’injection, la peau devient très pâle et légère, ouverte à toute attaque des germes et agressions corporelles.
Cette injection peut affecter le cerveau, entrainer des troubles digestifs graves, et entrainer des troubles graves à l’abdomen, gaz et diarrhées…
Ce détournement indigne les spécialistes de la peau qui s’alarmaient déjà de la dépigmentation artificielle par l’usage des pommades et lotions. Hadi Hakim dermatologue nous indique que cette forme de dépigmentation proviendrait des États-Unis ou on a détourné le produit pour se dépigmenter.
Selon toujours le dermatologue, les femmes qui utilisent le glutathion perdent leur peau. « C’est comme si on épluchait une pomme de terre. C’est ce qu’on appelle la maladie de Lyell ». Déplore t-il.
Le syndrome de Lyell a un taux de mortalité de 25% souligne de son coté Fatoumata LY, le dermatologue et présidente de l’association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA).
Le docteur Hadi Hakim renchérit, « les patientes qui viennent trop tard à l’hôpital meurent chez elles. On était à un cas de cancer tous les 5 ans, mais actuellement nous en sommes à notre 6eme cas ». regrette le dermatologue.
Le docteur déplore cette passivité de l’Etat sénégalais qui renforce le pouvoir des industriels avec la loi 2012 légalisant la vente des produits dépigmentant avec une taxe de 10% à l’heure ou des pays comme la Cote d’Ivoire ont interdit la vente de ces produits .
Amélie Dioumba BADJI



