La mode, un mot de quatre lettres qui a tout chamboulé dans la vie des africains, des Sénégalais en particulier.
En passant par les jeans « taille basse », les jupes courtes et les robes décolletées rien n’est laissé au hasard par la junte féminine.
Tout le monde veut être « FASHION » c’est le nouveau terme qui fait fureur. Dans la rue, on assiste le plus souvent à des attentats à la pudeur. Certaines femmes dans le seul désir d’être à la mode s’habillent n’importe comment sans prendre en compte leur morphologie et le regard de l’autre. Les tenues professionnelles se mélangent aux tenues de soirée, de ville ou encore de plage. En voulant tout copier du monde occidental, elles finissent par être esclaves de la mode. Elles deviennent ds « fashion victimes ».
Les us et les coutumes africains sont laissés aux oubliettes du fait de la contagion dite « MODE ». Le monde artistique joue aussi un rôle éminent dans la modernisation du port vestimentaire.
Autrefois, les artistes griots, chantaient drapés de leurs boubous traditionnels. Mais de nos jours, la réalité est tout autre. Les stars portent du Gucci, Luis Vuitton…
Les jeunes fans sont galvanisés et les imitent sans se soucier des conséquences. Des artistes sénégalais ont fait l’objet d’une plainte déposée pour atteinte aux mœurs et à la pudeur.
Hélas, le corps de la femme n’est plus tabou !
A la limite, les femmes devraient apprendre à s’habiller. Savoir quelle tenue porter pour sortir, pour un événement, un rendez-vous, un diner ou une soirée. Il y’a un grand écart entre la mode et l’élégance. Ce que les femmes recherchent le plus dans l’habillement, c’est de paraitre belles et élégantes.
Le système éducatif devrait instaurer un nouveau programme avec l’appui du gouvernement pour éduquer les enfants dans l’art de s’habiller. Par ailleurs, pour limiter ces phénomènes, le code pénal sénégalais à prévu une loi qui sanctionne toute personne ayant commis de telles pratiques. L’article 318 de la section des attentats aux mœurs « toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur sera punie d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et d’une amande 20.000 francs à 200.000 francs. »
Amélie Dioumba BADJI



