En dehors des drames et des troubles politiques qui se succèdent au Sénégal depuis quelques temps, le pays est par ailleurs menacé par plusieurs autres maux silencieux.
Depuis quelques jours déjà, la menace imminente d’une épidémie de méningite, est signalée. A cet effet, le Sénégal a commencé à prendre ses dispositions pour repousser le mal. Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a rassuré les Sénégalais du dispositif d’alerte et de prévention mis en place contre cette maladie. Sévissant au Nigéria depuis quelques mois, l’épidémie de la méningite a fait déjà 300 morts dans le pays et s’est répandue au Niger, voisin du Nigéria. En plus d’être une menace pour ses pays limitrophes, l’épidémie est susceptible d’entacher toute la sous-région, à cause des flux migratoires, si des mesures sérieuses ne sont pas prises.
Risque de famine
La famine aussi apporte son lot d’inquiétude dans la nation sénégalaise. Selon le coordonnateur du Secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire, Mody Diop, «829 000 personnes sont déjà en proie à la famine» au Sénégal. Ce chiffre pourrait s’alourdir d’ici juin prochain en grimpant jusqu’à 1 million et pour cause, les difficultés liées à la production agricole. Les départements les plus touchés sont Tambacounda, Goudiry, Bambey, Malem Hodar, Matam et Kanel. L’ONU avait déjà prédit cette situation en indexant les pays du Sahel qui pourraient souffrir de la famine cette année dont le Sénégal.
Menace terroriste
Et pour revenir au Nigéria, inutile de rappeler que la naissance de Boko Haram dans les années 2000 sur les terres nigérianes n’a fait qu’augmenter l’insécurité dans la sous-région. Mais depuis décembre 2016, cette menace a pris une tournure nouvelle avec la prise du fief de la secte. Désormais, les membres de Boko Haram sont dispersés dans la sous-région et œuvrent pour des attaques isolées. L’année dernière, les possibilités de menaces terroristes s’étaient accrues au point où la sécurité avait été renforcée dans tous les endroits susceptibles de grands rassemblements à Dakar. Aujourd’hui, ces mesures sont quelque peu relâchées, mais l’épée de Damoclès plane toujours sur le Sénégal.
Voilà autant de situations préoccupantes et des questions de bien-être national qui doivent constituer pour les gouvernants actuels de véritables priorités.



