AccueilPolitiqueDr Abdourakhmane Diouf: Macky Sall n'apprend pas des erreurs du passé

Dr Abdourakhmane Diouf: Macky Sall n’apprend pas des erreurs du passé

Le Dr Abdourakhmane Diouf, la voix du parti « Rewmi » est sorti du bois helvétique pour livrer la position de son parti sur les questions de l’heure. De l’affaire Khalifa Sall à l’indépendance de la justice en passant par les prochaines élections législatives, le jeune politique, économiste chevronné, débatteur perspicace, dit tout dans un entretien accordé au journal l’Observateur.

Interrogé sur l’affaire Khalifa Sall, Abdourakhmane Diouf réaffirme l’attachement du « Rewmi » au principe de la reddition des comptes, ainsi qu’à la gestion vertueuse des deniers publics. Toutefois, le rewmiste soutient que l’affaire Khalifa Sall est un dossier éminemment politique. Le timing n’est pas innocent. C’est une stratégie sortie directement des officines du pouvoir pour neutraliser un adversaire politique, à quelques encablures des élections législatives. Cela coule de source. C’est une stratégie d’élimination d’adversaires politiques, qui ne s’accommode ni des règles démocratiques ni de la décence politique encore moins du fair-play nécessaire à tout compétiteur qui se respecte.

Pour Abdourakhmane Diouf, il est étonnant qu’au Sénégal, la classe politique dirigeante n’apprend pas de l’expérience de ses prédécesseurs. L’acharnement contre les adversaires politiques est une constante de tous les régimes qui se sont succédés. Cela n’a jamais été le rempart escompté contre le destin politique des uns et des autres. Le pouvoir actuel devait être imprégner de cette réalité, mais il n’a pas de conscience historique et semble ne pas avoir capitalisé le savoir d’opposant nécessaire au respect des adversaires politiques. Idrissa Seck l’a vêcu. Macky Sall lui-même, toute proportionné gardées, l’a vêcu. Karim Wade et d’autres dignitaires du Pds en ont fait les frais. Aujourd’hui, c’est Khalifa Sall, Abdoul Mbaye et d’autres. Mais si la neutralisation des adversaires politiques par l’instrumentalisation de la justice pouvait garantir la pérennité du pouvoir au Sénégal, les tenants actuels du pouvoir ne seraient pas où ils sont aujourd’hui.

Sur les supposés fautes de Khalifa Sall, le Dr Abdourakhmane Diouf soutient que les fautes de Khalifa Sall  ne sont pas censées se présumer. Il les faudra prouver. Et ce n’est pas lui de prouver son innocence, mais au procureur de fournir les preuves de sa culpabilité.

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