Comme à l’accoutumé le premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne était hier à l’Assemblée nationale. Une occasion saisie par les députés pour interpeller le chef du gouvernement sur les différents sujets d’actualités qui ont marqués ces derniers jours. Et comme il fallait s’y attendre l’affaire Khalifa Sall a été au cœur des débats.
Venu pour la 6e fois à la séance de questions-réponses avec le parlement, le premier ministre honore son engagement. Ainsi comme des dignes représentants du peuple, les députés n’ont pas failli à leur mission. En prenant la parole, le député Awa Guéye voulait être édifiée sur le fait que l’Etat est pointé du doigt sur les rapports de reddition des comptes qui concerne les recommandations de l’Ige, de la Cour des comptes de l’Ofnac entre autres.
En réponse, le premier ministre a fait savoir que la politique du chef de l’Etat Macky Sall s’inscrit dans la transparence. Et que toute personne ayant occupée une haute fonction doit rendre des comptes. C’est de ce fait que l’Ige a été mise en place. Cependant sept mairies ont été sélectionnées pour faire l’objet de vérifications, administratives et financières. Après le rapport, il y a eu 2 dossiers déférés devant la justice pour ouverture d’une information judiciaire, 3 dossiers avec des faits moins graves qui ont été déférés devant la Chambre de discipline financière de la Cour des comptes, soutient le premier ministre.
Aida Mbodji est revenue sur la relation difficile et conflictuelle entre le pouvoir et l’opposition ainsi que l’impartialité de la justice. Dans sa réponse, le premier ministre a soutenu le contraire. Pour lui, la démocratie ne doit pas être la conséquence de deals sur le dos du peuple. Concernant les affaires judiciaires, il n’ y’a pas de deux poids deux mesures. Les institutions de contrôle n’ont pas été créées par Macky Sall. D’ailleurs le président a dit qu’il ne protégerait personne et c’est la réalité dira-t-il.



