AccueilPolitiqueLes bourdes de Macky Sall et des ''apéristes''

Les bourdes de Macky Sall et des  »apéristes »

Le constat est unanime, depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir en 2012, les sorties fracassantes se multiplient dans son camp. La dernière en date est celle du ministre d’État Mbaye Ndiaye qui affirme sans ambages que l’affaire Khalifa Sall est purement politique. 

Faut-il en rire ou en pleurer ? Depuis l’arrivée au pouvoir du régime des ‘’apéristes’ en 2012, la République semble être confrontée à un problème d’État. Les déclarations malheureuses se multiplient à un rythme effréné. Il ne se passe presque pas un mois sans qu’il ait des propos d’une autorité ou d’un responsable politique qui donne à réfléchir sur sa culture étatique ou la maîtrise de soi. La dernière en date est la sortie du ministre d’État Mbaye Ndiaye. S’exprimant sur l’arrestation de Khalifa Sall, ce proche du président Sall pense qu’il est tout à fait légitime pour le chef de l’État d’utiliser des moyens publics pour combattre ses adversaires.

‘’Lorsque quelqu’un s’oppose à lui (le chef de l’État) , il a le devoir de répliquer et de faire face. Il ne faut pas avoir honte de dire que le président de la République, Macky Sall a des moyens légitimes d’investiguer, d’auditer les affaires de la République…), a soutenu le directeur des structures de l’Alliance pour la République (APR), Mbaye Ndiaye. Ce discours n’a rien de nouveau, puisque c’est lui qui avait dit que si Khalifa Sall veut rester maire de Dakar, il n’a qu’à rejoindre le camp présidentiel. 

Même si Mbaye Ndiaye est le plus remarqué, il est loin de détenir le monopole des bourdes. Si l’on se souvient, le 22 juillet 2014, à l’occasion de la passation de services au ministère du sport entre Mbagnick Ndiaye et Matar son successeur, l’actuel ministre de la Culture et de la communication, dans sa spontanéité, avait donné plus que des indices sur les pouvoirs de la première dame dans l’appareil d’État. « Nous devons tous remercier Mariéme Faye Sall. Si nous sommes ici, c’est parce qu’elle l’a voulu. Elle pouvait s’opposer à notre nomination. Sans elle ni Matar mon successeur, ni moi ne serions ministres de la République », avait-il soutenu avec un ton qui trahit toute son innocence. 

En plus de Mbagnick, nous avons également la récente sortie du ministre de la Justice Me Sidiki Kaba qui avait prononcé la sanction contre le juge Hamidou Déme, alors que ses pairs ne se sont pas réunis pour statuer sur son cas. Une intervention qui n’avait pas été du goût de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums). 

Plusieurs d’autres déclarations des responsables de lApr ont également fait l’objet de polémiques. À savoir, le comportement regrettable du directeur de l’Autorité de Régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abdou Karim Sall, qui avait déclaré que le Groupe Wal Fadjri avait transgressé la loi en matière de publicité lors de la campagne électorale. En effet, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Public, Abdoulaye Daouda Diallo, avait lui aussi publier 24 heures seulement après la mise au point, le résultat du référendum avant la Cena et la Cour d’appel.

Par ailleurs, il faut savoir, que les registres des déclarations des ‘’apéristes qui font polémiques, sont à l’image du chef de l’État, Macky Sall. Qui également avait fait une déclaration le 25 juillet 2016 lors de l’inauguration du pont de l’émergence allant dans le sens de menacer ses adversaires politiques.  « On ne réveille pas un lion qui dort au risque d’être brutalisé », dixit Macky.

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